1ᵉʳ siècle

Le Saint Suaire de Besançon

Relique de la Passion

Décès
Origine biblique (Ier siècle)
Catégories
relique
Époque
1ᵉʳ siècle

Relique majeure apportée de Constantinople en 1204, le Saint Suaire de Besançon présentait l'empreinte du corps du Christ. Vénéré pour ses miracles contre la peste et préservé des incendies, il fut transféré à la cathédrale Saint-Jean avant d'être envoyé à Paris durant la Révolution française en 1794.

Lecture guidée

5 sections de lecture

LE SAINT SUAIRE DE BESANÇON.

Contexte 01 / 05

Origines et arrivée à Besançon

Le Saint Suaire est rapporté de Constantinople en 1204 par Othon de la Roche, puis offert à l'archevêque de Besançon en 1206.

Selon l'opinion la plus probable, le Saint Suaire Saint Suaire le Saint Suaire fut apporté d'Orient à Besançon fut apporté d'Orient à Besançon, après la prise de Constantinople, en 1204.

Othon de la Roche, seigneur bourguignon, s'étant distingué dans cette expédition, obtint, disent les anciennes chroniques, une des plus belles reliques de Constantinople pour sa récompense. Othon l'envoya à son père, Ponce de la Roche, seigneur de Saint-Hippolyte, qui la donna, en 1206, à Amédée de Tramelay, archevêque de Besançon. Cette relique n'était autre que le Saint Suaire de Besançon Saint Suaire de Besançon Cette relique n'était autre que le Saint Suaire de Besançon. .

other 02 / 05

Description de la relique

La relique consiste en deux toiles de lin montrant l'empreinte jaune pâle du corps du Christ, avec des détails précis sur ses dimensions et son apparence.

Il était composé de deux toiles cousues fort délicatement. Les auteurs qui l'ont vu et touché nous disent qu'il était fait de lin terrestre, commun et doux comme celui d'Égypte et ouvré comme le petit Venise, mais d'un ouvrage si ancien qu'il était inconnu et inusité depuis longtemps. Il avait huit pieds de long et quatre de large.

Le corps de Jésus-Christ, dit Dunod, y était peint d'un jaune pâle, également imprimé des deux côtés, sans aucune différence sensible, ayant les deux mains croisées l'une sur l'autre, de manière qu'on voyait distinctement les places de chaque main ainsi que celle du côté. La tête du Christ portait la barbe et les cheveux longs, et l'empreinte du corps, depuis les talons jusqu'au sommet de la tête, était en tout de cinq pieds géométriques et neuf pouces.

Culte 03 / 05

Culte et protection miraculeuse

Vénérée à l'église Saint-Étienne, la relique survit à un incendie en 1349 et est invoquée avec succès contre la peste en 1344 et 1668.

Cette relique vénérée était déposée dans l' église de Saint-Étienne église de Saint-Étienne Cette relique vénérée était déposée dans l'église de Saint-Étienne. . On montrait le Saint Suaire deux fois par an, le jour de Pâques et le jour de l'Ascension, et des multitudes innombrables venaient chaque fois le vénérer. Il fut conservé miraculeusement dans l'incendie qui dévora l'église de Saint-Étienne, au mois de mars 1349.

En 1344, la peste ravageait la ville de Besançon. Les habitants vouèrent alors une fête et une procession annuelle au Saint Suaire, et la peste cessa aussitôt. En 1668, nouvelle peste écartée encore une fois par la dévotion au Saint Suaire.

Postérité 04 / 05

Transferts et disparition révolutionnaire

Déplacé à la cathédrale Saint-Jean sous Louis XIV, le Suaire est envoyé à Paris durant la Révolution pour être transformé en charpie.

Le Saint Suaire, enveloppé d'un satin cramoisi, était conservé dans un petit coffre de vermeil, orné de pierreries. Cette précieuse relique fut gardée dans la cathédrale de Saint-Étienne, jusqu'au temps où, par ordre de Louis XIV Louis XIV par ordre de Louis XIV, Vauban fit démolir l'église , Vauban Vauban Vauban fit démolir l'église pour construire la citadelle fit démolir l'église pour construire la citadelle (1674). Alors le Saint Suaire fut solennellement apporté à Saint-Jean. Il y resta jusqu'à la Révolution française.

Le 25 mai 1794, on lisait dans une feuille périodique du temps, le Journal de Paris : « La Convention Convention La Convention a ordonné qu'il serait fait de la charpie d'un linge a ordonné qu'il serait fait de la charpie d'un linge ci-devant appelé Saint Suaire, que les administrateurs de Besançon ont envoyé à Paris ».

Source 05 / 05

Incertitudes sur son sort final

Le sort final de la relique reste incertain après 1794, bien que certains supposent sa survie clandestine.

Cet ordre fut-il ou non exécuté ? Le Moniteur et les autres journaux de l'époque gardent à cet égard le silence le plus complet, et, depuis ce temps, il n'est fait nulle part mention du Saint Suaire. On suppose avec quelque vraisemblance que les ordres de la Convention n'ont pas été mis à exécution, et que cette relique vénérée de nos pères existe encore. On conserve, à l'archevêché de Besançon, la cassette de bois où était renfermé le coffret en vermeil qui contenait ce linge précieux.

Extrait de la Vie des Saints de Franche-Comté.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Prise de Constantinople en 1204
  2. Donation à l'archevêque de Besançon en 1206
  3. Cessation de la peste à Besançon en 1344
  4. Préservation miraculeuse lors de l'incendie de l'église Saint-Étienne en 1349
  5. Transfert à l'église Saint-Jean en 1674
  6. Envoi à Paris par les administrateurs de Besançon en 1794

Miracles

  1. Cessation immédiate de la peste en 1344
  2. Protection contre la peste en 1668
  3. Conservation miraculeuse lors de l'incendie de 1349

Citations

  • La Convention a ordonné qu'il serait fait de la charpie d'un linge ci-devant appelé Saint Suaire Journal de Paris, 25 mai 1794

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte