4ᵉ siècle

Sainte Probe

Prenve

Vierge et Martyre

Décès
IVe siècle
Époque
4ᵉ siècle

Princesse irlandaise du IVe siècle, sainte Probe s'enfuit en France avec sainte Germaine pour consacrer sa virginité à Dieu. Retrouvée par les envoyés de ses parents païens près de Laon, elle fut décapitée pour sa foi. La tradition rapporte qu'elle porta sa propre tête jusqu'à une église voisine.

Lecture guidée

4 sections de lecture

SAINTE PROBE ET SAINTE GERMAINE, VIERGES ET MARTYRES (IVe siècle).

Vie 01 / 04

Origine et exil en Gaule

Sainte Probe et sainte Germaine fuient l'Irlande et leurs parents païens au IVe siècle pour préserver leur virginité, s'installant dans la région de Laon.

Sainte Probe Sainte Probe Sainte Probe et sainte Germaine, aussi nommées Prenve et Grimonie, naquirent en Irlande. et sainte Germaine sainte Germaine Sainte Probe et sainte Germaine, aussi nommées Prenve et Grimonie, naquirent en Irlande. , aussi nommées Prenve et Grimonie, naquirent en Irlande Irlande naquirent en Irlande, au IVe siècle. , au IVe siècle. Pour se soustraire aux sollicitations de parents idolâtres qui voulaient les engager dans les liens du mariage, elles quittèrent généreusement leur pays et vinrent se fixer dans les Gables. Grimonie se retira en un lieu dit plus tard la Capelle, à cause d'une chapelle élevée sur son tombeau, et Probe à Touson, près de Laon Laon Probe à Touson, près de Laon, dans le Val-des-Chenizelles. , dans le Val-des-Chenizelles. Les émissaires de leurs parents les y découvrirent quelque temps après et les sommèrent de retourner avec eux. Mais ils trouvèrent ces vierges chrétiennes inébranlables dans leur résolution et leur tranchèrent la tête. Dom Robert Wyard, bénédictin, ajoute, dans son *Histoire de l' abbaye de Saint-Vincent de Laon abbaye de Saint-Vincent de Laon Ses reliques, ajoute-t-il, ont été longtemps conservées en cette abbaye de Saint-Vincent de Laon. *, que sainte Probe « porta sa tête porta sa tête sainte Probe « porta sa tête jusqu'à l'église de Saint-Pierre-le-Vieil ». jusqu'à l'église de Saint-Pierre-le-Vieil, sur une pierre qui s'y voit encore. Ses reliques, ajoute-t-il, ont été longtemps conservées en cette abbaye de Saint-Vincent de Laon, et on y célèbre encore aujourd'hui sa fête, conjointement avec celle de sainte Grimonie... »

Martyre 02 / 04

Martyre et céphalophorie

Retrouvées par les émissaires de leur famille, les deux vierges sont décapitées ; Probe accomplit le miracle de porter sa tête jusqu'à une église locale.

Une partie des reliques de sainte Probe fut réunie, dès le IXe siècle, aux reliques de sainte Grimonie, nous disent les annotateurs de Dom Wyard, dans leur édition de 1858 (MM. les abbés Cardon et Mathieu). Mais les guerres malheureuses qui désolèrent la France, ayant obligé, quatre siècles plus tard, les habitants de la Capelle de déposer en un lieu plus sûr leur trésor, ils le confièrent aux moines bénédictins de Saint-Jean de Lesquielles Lesquielles ils le confièrent aux moines bénédictins de Saint-Jean de Lesquielles. , dont le couvent, situé sur une haute montagne, était protégé par sa propre position et par la tour du fort de la ville. Au XVIe siècle, l'antique monastère de Saint-Jean de Lesquielles tombait sous la rage des hérétiques, l'église elle-même n'échappait qu'en partie à leur fureur ; mais Dieu veillait sur les restes de ses servantes. Grâce aux soins d'Adrien de Crol, comte de Roeux et gouverneur de Flandre et d'Artois, les précieuses reliques étaient transportées, en 1540, dans l'église des chanoines d' Hénin-Liétard Hénin-Liétard les précieuses reliques étaient transportées, en 1540, dans l'église des chanoines d'Hénin-Liétard. , où elles furent l'objet d'une grande vénération. En 1748, l'église de Lesquielles obtint des chanoines d'Hénin restitution d'une partie de ces reliques, et elles furent rapportées en grande pompe à Lesquielles, où se font encore aujourd'hui trois processions annuelles en leur honneur.

Culte 03 / 04

Translations et culte des reliques

Le texte retrace les déplacements des reliques entre le IXe et le XVIIIe siècle, de Lesquielles à Hénin-Liétard, pour les protéger des guerres et des destructions.

Van Drival, *Hagiologie d'Arras*.

Source 04 / 04

Sources documentaires

Les informations s'appuient sur les travaux de Dom Robert Wyard et l'Hagiologie d'Arras de Van Drival.

Van Drival, *Hagiologie d'Arras*.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.