11ᵉ siècle

Saint Maur des Cinq-Églises

Évêque des Cinq-Églises

Décès
1070 (naturelle)
Nom latin
Maurus
Catégories
évêque , religieux , confesseur
Époque
11ᵉ siècle

Moine à l'abbaye de Saint-Martin, Maur fut remarqué par le roi saint Étienne et son fils Émeric pour sa pureté angélique et son humilité. Devenu évêque des Cinq-Églises en Hongrie, il subit l'exil lors de révoltes païennes avant de retrouver son siège pour poursuivre son œuvre d'évangélisation jusqu'à sa mort en 1070.

Lecture guidée

4 sections de lecture

LE BIENHEUREUX MAUR,

Contexte 01 / 04

Contexte et vocation monastique

Sous le règne de saint Étienne de Hongrie, le moine Maur s'établit à l'abbaye de Saint-Martin, un centre spirituel majeur fondé par le roi.

On sait tous les efforts que fit saint Étienne, roi de Hongrie, pour propager la religion chrétienne dans ses États. La réputation de ses vertus y attira des religieux qui y vinrent pour travailler à la gloire de Dieu et seconder les efforts du roi. Parmi eux s'en trouvait un, nommé Maur Maur Parmi eux s'en trouvait un, nommé Maur, qui habita la célèbre abbaye de Saint-Martin. , qui habita la célèbre abbaye de Saint-Martin. Étienne l'avait fondée en reconnaissance de sa victoire sur Zégrard. Le roi venait souvent dans cette abbaye pour voir si la sainteté de vie des hommes qui s'y étaient retirés répondait à la sainteté de leur profession. Il avait un fils nommé Émeric qui, dès son enfance, fut un prodige de sainteté. Un jour il le conduisit avec lui et remarqua que l'enfant, embrassant les religieux les uns après les autres, leur donnait des baisers en nombre inégal. Maur en eut jusqu'à sept et fut le seul. Le roi intrigué demanda à son fils raison de sa conduite. Émeric lui répondit que le nombre de ses baisers était en rapport avec la sainteté de chacun de ceux qui les avaient reçus, et que Maur, auquel il en avait donné sept, était d'une pureté angélique. Le roi en eut bientôt une nouvelle preuve; quelques jours après il vint assister à l'office des religieux qui, la plupart, quand l'exercice fut fini, se retirèrent pour aller prendre du repos; mais quelques-uns se dirigèrent vers divers coins de l'église pour continuer à prier; de ce nombre était saint Maur saint Maur Étienne, édifié de cette conduite, fit de saint Maur son ami, et le nomma évêque des Cinq-Églises. . Le roi, allant se présenter à chacun de ces religieux, leur fit connaître qui il était et reçut leurs hommages et leurs respects, mais il ne put obtenir un mot de saint Maur. Le lendemain, voulant mettre à l'épreuve l'humilité de ce dernier, il se présenta au milieu de l'assemblée des religieux et lui adressa publiquement des reproches. Saint Maur se contenta de garder le silence en baissant la tête et ne prononça pas une parole pour se justifier. Étienne, édifié de cette conduite, fit de saint Maur son ami, et le nomma évêque des Cinq-Églises évêque des Cinq-Églises Étienne, édifié de cette conduite, fit de saint Maur son ami, et le nomma évêque des Cinq-Églises. . Les actes du pontificat de saint Maur ont été perdus pendant les guerres qui désolèrent la Hongrie, de sorte que l'on connaît peu ses actions. On sait seulement qu'il écrivit la vie de deux saints religieux polonais massacrés par les idolâtres, et qu'après la mort d'Étienne, les paysans soulevés le chassèrent de son siège, le 15 août 1038. Plus tard, quand le calme fut rétabli, il revint à son troupeau, s'appliqua à fermer les plaies qu'avait faites la persécution et convertit à la foi un grand nombre d'idolâtres. Il mourut en 1070, après avoir passé plus de trente ans dans les travaux apostoliques, dans la pratique des vertus chrétiennes, et après avoir reçu du ciel, en récompense de sa sainte vie, le don des miracles. Les catholiques ne tardèrent pas à l'honorer comme un Saint; son culte s'étant conservé jusqu'au XIXe siècle, Pie IX Pie IX son culte s'étant conservé jusqu'au XIXe siècle, Pie IX le confirma le 4 août 1848. le confirma le 4 août 1848.

Vie 02 / 04

Les preuves de sainteté et d'humilité

Le jeune prince Émeric discerne la pureté exceptionnelle de Maur, dont l'humilité est ensuite confirmée par le roi lors d'une mise à l'épreuve publique.

Divers hagiographes modernes.

Mission 03 / 04

Épiscopat, exil et restauration

Nommé évêque des Cinq-Églises, Maur subit l'exil lors d'une révolte paysanne en 1038 avant de revenir convertir les populations locales.

On sait tous les efforts que fit saint Étienne, roi de Hongrie, pour propager la religion chrétienne dans ses États. La réputation de ses vertus y attira des religieux qui y vinrent pour travailler à la gloire de Dieu et seconder les efforts du roi. Parmi eux s'en trouvait un, nommé Maur, qui habita la célèbre abbaye de Saint-Martin. Étienne l'avait fondée en reconnaissance de sa victoire sur Zégrard. Le roi venait souvent dans cette abbaye pour voir si la sainteté de vie des hommes qui s'y étaient retirés répondait à la sainteté de leur profession. Il avait un fils nommé Émeric qui, dès son enfance, fut un prodige de sainteté. Un jour il le conduisit avec lui et remarqua que l'enfant, embrassant les religieux les uns après les autres, leur donnait des baisers en nombre inégal. Maur en eut jusqu'à sept et fut le seul. Le roi intrigué demanda à son fils raison de sa conduite. Émeric lui répondit que le nombre de ses baisers était en rapport avec la sainteté de chacun de ceux qui les avaient reçus, et que Maur, auquel il en avait donné sept, était d'une pureté angélique. Le roi en eut bientôt une nouvelle preuve; quelques jours après il vint assister à l'office des religieux qui, la plupart, quand l'exercice fut fini, se retirèrent pour aller prendre du repos; mais quelques-uns se dirigèrent vers divers coins de l'église pour continuer à prier; de ce nombre était saint Maur. Le roi, allant se présenter à chacun de ces religieux, leur fit connaître qui il était et reçut leurs hommages et leurs respects, mais il ne put obtenir un mot de saint Maur. Le lendemain, voulant mettre à l'épreuve l'humilité de ce dernier, il se présenta au milieu de l'assemblée des religieux et lui adressa publiquement des reproches. Saint Maur se contenta de garder le silence en baissant la tête et ne prononça pas une parole pour se justifier. Étienne, édifié de cette conduite, fit de saint Maur son ami, et le nomma évêque des Cinq-Églises. Les actes du pontificat de saint Maur ont été perdus pendant les guerres qui désolèrent la Hongrie, de sorte que l'on connaît peu ses actions. On sait seulement qu'il écrivit la vie de deux saints religieux polonais massacrés par les idolâtres, et qu'après la mort d'Étienne, les paysans soulevés le chassèrent de son siège, le 15 août 1038. Plus tard, quand le calme fut rétabli, il revint à son troupeau, s'appliqua à fermer les plaies qu'avait faites la persécution et convertit à la foi un grand nombre d'idolâtres. Il mourut en 1070, après avoir passé plus de trente ans dans les travaux apostoliques, dans la pratique des vertus chrétiennes, et après avoir reçu du ciel, en récompense de sa sainte vie, le don des miracles. Les catholiques ne tardèrent pas à l'honorer comme un Saint; son culte s'étant conservé jusqu'au XIXe siècle, Pie IX le confirma le 4 août 1848.

Culte 04 / 04

Mort et reconnaissance du culte

Après sa mort en 1070, son culte perdure jusqu'à sa confirmation officielle par le pape Pie IX en 1848.

On sait tous les efforts que fit saint Étienne, roi de Hongrie, pour propager la religion chrétienne dans ses États. La réputation de ses vertus y attira des religieux qui y vinrent pour travailler à la gloire de Dieu et seconder les efforts du roi. Parmi eux s'en trouvait un, nommé Maur, qui habita la célèbre abbaye de Saint-Martin. Étienne l'avait fondée en reconnaissance de sa victoire sur Zégrard. Le roi venait souvent dans cette abbaye pour voir si la sainteté de vie des hommes qui s'y étaient retirés répondait à la sainteté de leur profession. Il avait un fils nommé Émeric qui, dès son enfance, fut un prodige de sainteté. Un jour il le conduisit avec lui et remarqua que l'enfant, embrassant les religieux les uns après les autres, leur donnait des baisers en nombre inégal. Maur en eut jusqu'à sept et fut le seul. Le roi intrigué demanda à son fils raison de sa conduite. Émeric lui répondit que le nombre de ses baisers était en rapport avec la sainteté de chacun de ceux qui les avaient reçus, et que Maur, auquel il en avait donné sept, était d'une pureté angélique. Le roi en eut bientôt une nouvelle preuve; quelques jours après il vint assister à l'office des religieux qui, la plupart, quand l'exercice fut fini, se retirèrent pour aller prendre du repos; mais quelques-uns se dirigèrent vers divers coins de l'église pour continuer à prier; de ce nombre était saint Maur. Le roi, allant se présenter à chacun de ces religieux, leur fit connaître qui il était et reçut leurs hommages et leurs respects, mais il ne put obtenir un mot de saint Maur. Le lendemain, voulant mettre à l'épreuve l'humilité de ce dernier, il se présenta au milieu de l'assemblée des religieux et lui adressa publiquement des reproches. Saint Maur se contenta de garder le silence en baissant la tête et ne prononça pas une parole pour se justifier. Étienne, édifié de cette conduite, fit de saint Maur son ami, et le nomma évêque des Cinq-Églises. Les actes du pontificat de saint Maur ont été perdus pendant les guerres qui désolèrent la Hongrie, de sorte que l'on connaît peu ses actions. On sait seulement qu'il écrivit la vie de deux saints religieux polonais massacrés par les idolâtres, et qu'après la mort d'Étienne, les paysans soulevés le chassèrent de son siège, le 15 août 1038. Plus tard, quand le calme fut rétabli, il revint à son troupeau, s'appliqua à fermer les plaies qu'avait faites la persécution et convertit à la foi un grand nombre d'idolâtres. Il mourut en 1070, après avoir passé plus de trente ans dans les travaux apostoliques, dans la pratique des vertus chrétiennes, et après avoir reçu du ciel, en récompense de sa sainte vie, le don des miracles. Les catholiques ne tardèrent pas à l'honorer comme un Saint; son culte s'étant conservé jusqu'au XIXe siècle, Pie IX le confirma le 4 août 1848.

Divers hagiographes modernes.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Entrée à l'abbaye de Saint-Martin
  2. Reconnu pour sa pureté par le prince Émeric
  3. Épreuve de l'humilité par le roi Étienne
  4. Nomination comme évêque des Cinq-Églises
  5. Expulsion de son siège par des paysans soulevés le 15 août 1038
  6. Retour à son diocèse et conversion d'idolâtres
  7. Confirmation du culte par Pie IX le 4 août 1848

Miracles

  1. Don des miracles reçu du ciel en récompense de sa sainte vie

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte