Humble moine devenu évêque de Constantinople, Saint Tryphon fut victime d'une ruse politique en 945. Trompé par Théophane de Césarée, il signa un papier blanc pour prouver qu'il savait écrire, document que l'empereur utilisa pour simuler sa démission. Il finit ses jours paisiblement dans un monastère.
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SAINT TRYPHON, ÉVÊQUE DE CONSTANTINOPLE (945).
Le siège tourmenté de Constantinople
Le texte replace l'élection de Tryphon dans le contexte difficile du siège de Constantinople, marqué par de nombreux hérésiarques et la persécution des évêques vertueux.
Il n'est pas de siège épiscopal au monde qui ait eu de plus mauvais évêques que Constantinople. Est-il besoin de rappeler Nestorius, Eutyches, Macédonius, — autant d'hérésiarques : Eusèbe de Nicomédie, Photius, Cerulaire, etc. ? Ceux qui ont été Saints, Chrysostome, Flavien, etc., ont été inévitablement persécutés. Saint Tryphon Saint Tryphon Saint Tryphon, dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire, était un humble moine. , dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire, était un humble moine que l'on arracha de son monastère pour l'élever sur ce cap des tempêtes. Etant vertueux il devait déplaire à la cour. Mais on n'avait rien de sérieux à mettre en avant contre lui. Voici la manière tout à fait digne des Grecs dont on s'y prit pour l'écarter. Un évêque courtisan, Théophane de Césarée Théophane de Césarée Un évêque courtisan, Théophane de Césarée, s'en vint le trouver. , s'en vint le trouver et lui tint ce propos : « L'empereur l'empereur L'empereur cherche votre ruine, mais ne sait de quoi vous accuser. cherche votre ruine, mais ne sait de quoi vous accuser. On lui a fait entendre que vous étiez d'une ignorance à ne pas même savoir écrire. Venez demain au conseil et prouvez le contraire à tous vos détracteurs ». Tryphon, qui avait la simplicité de la colombe et non la prudence du serpent, se rendit le lendemain au palais. — « Tracez-nous », lui dit-on, « vos noms et qualités sur cette feuille de papier ». — Il le fit de sa plus belle main, et le blanc-seing fut immédiatement remis à l'empereur, qui écrivit à son tour : « Moi, soussigné, me reconnais indigne d'occuper le siège de Constantinople ». Le tour était joué. Ceci se passait en 945. On présenta un successeur ; mais Rome Rome Rome refusa de le reconnaître tant que saint Tryphon serait vivant. refusa de le reconnaître tant que saint Tryphon serait vivant. Le siège fut donc vacant plus de deux ans, après lesquels le Pape le Pape le Pape admit à sa communion le nouvel élu. admit à sa communion le nouvel élu. — Saint Tryphon termina ses jours dans un monastère.
L'élévation d'un moine et la ruse impériale
Humble moine devenu patriarche, Tryphon est victime d'un complot orchestré par l'évêque Théophane de Césarée qui abuse de sa simplicité pour lui faire signer une abdication involontaire.
AA. SS., 19 av. p. 624.
L'arbitrage de Rome et la retraite monastique
Après sa déposition forcée en 945, Rome refuse initialement de reconnaître son successeur. Tryphon finit ses jours paisiblement dans un monastère.
Il n'est pas de siège épiscopal au monde qui ait eu de plus mauvais évêques que Constantinople. Est-il besoin de rappeler Nestorius, Eutyches, Macédonius, — autant d'hérésiarques : Eusèbe de Nicomédie, Photius, Cerulaire, etc. ? Ceux qui ont été Saints, Chrysostome, Flavien, etc., ont été inévitablement persécutés. Saint Tryphon, dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire, était un humble moine que l'on arracha de son monastère pour l'élever sur ce cap des tempêtes. Etant vertueux il devait déplaire à la cour. Mais on n'avait rien de sérieux à mettre en avant contre lui. Voici la manière tout à fait digne des Grecs dont on s'y prit pour l'écarter. Un évêque courtisan, Théophane de Césarée, s'en vint le trouver et lui tint ce propos : « L'empereur cherche votre ruine, mais ne sait de quoi vous accuser. On lui a fait entendre que vous étiez d'une ignorance à ne pas même savoir écrire. Venez demain au conseil et prouvez le contraire à tous vos détracteurs ». Tryphon, qui avait la simplicité de la colombe et non la prudence du serpent, se rendit le lendemain au palais. — « Tracez-nous », lui dit-on, « vos noms et qualités sur cette feuille de papier ». — Il le fit de sa plus belle main, et le blanc-seing fut immédiatement remis à l'empereur, qui écrivit à son tour : « Moi, soussigné, me reconnais indigne d'occuper le siège de Constantinople ». Le tour était joué. Ceci se passait en 945. On présenta un successeur ; mais Rome refusa de le reconnaître tant que saint Tryphon serait vivant. Le siège fut donc vacant plus de deux ans, après lesquels le Pape admit à sa communion le nouvel élu. — Saint Tryphon termina ses jours dans un monastère.
AA. SS., 19 av. p. 624.
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Moine dans un monastère avant son épiscopat
- Élévation au siège de Constantinople
- Piégé par Théophane de Césarée avec un blanc-seing en 945
- Démission forcée par ruse de l'empereur
- Retrait dans un monastère jusqu'à sa mort
Citations
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Moi, soussigné, me reconnais indigne d'occuper le siège de Constantinople
Texte de la démission forcée citée dans le récit