Évêque de Babylone au IIIe siècle, Polychrone fut arrêté avec son clergé sous l'empereur Dèce. Ayant refusé de sacrifier aux idoles et gardé un silence héroïque durant son procès, il mourut sous les coups portés à sa bouche. Son corps fut secrètement enseveli par les saints Abdon et Sennen.
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SAINT POLYCHRONE, MARTYR
Contexte et arrestation
Sous le règne de l'empereur Dèce au IIIe siècle, Polychrone, évêque de Babylone, est arrêté avec ses prêtres et diacres pour avoir refusé de sacrifier aux idoles.
« Je vous donnerai des paroles et une sagesse à laquelle vos ennemis ne pourront résister et à laquelle il leur sera impossible de contredire. » Luc, XXI, 25.
Saint Polychrone Saint Polychrone fut évêque de Babylone, en Chaldée ou en Perse , dont le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire, fut évêque de Babylone, en Chaldée ou en Perse, où il florissait dans le IIIe siècle, sous l'empire de Dèce Dèce sous l'empire de Dèce. Cet empereur, s'étant rendu maître de ce pays par la force des armes, persécutait cruellement les chrétiens . Cet empereur, s'étant rendu maître de ce pays par la force des armes, persécutait cruellement les chrétiens ; et, sachant que Polychrone en était le Père, et comme le chef, il le fit prendre avec Parménius Parménius il le fit prendre avec Parménius, Elymas et Chrysotèle, prêtres , Elymas et Chrysotèle, prêtres, Luc et Muce, diacres. Tous ces Saints furent conduits au temple des idoles, pour leur offrir de l'encens et pour reconnaître leur divinité ; mais Polychrone, prenant la parole pour tous les autres, répondit : « Pour nous, nous nous offrons nous-mêmes en sacrifice à Notre-Seigneur Jésus-Christ, et nous ne nous inclinerons jamais devant le démon, ni devant ces idoles, qui sont travaillées par les mains des hommes ». L'empereur, transporté de colère, les fit jeter en prison et remit leur affaire au jugement d'un de ses préteurs, appelé Apollo Valérien Apollo Valérien remit leur affaire au jugement d'un de ses préteurs, appelé Apollo Valérien .
L'interrogatoire et le silence sacré
Devant le préteur Apollo Valérien, Polychrone garde le silence, tandis que le prêtre Parménius justifie cette attitude par une parole évangélique, entraînant l'ablation de sa propre langue.
Celui-ci, faisant comparaître les Martyrs devant son tribunal, s'adressa au saint Évêque et lui parla en ces termes : « Es-tu ce Polychrone sacrilège qui méprise les dieux et les commandements des princes ? » Le saint prélat ne lui répondit rien ; l'empereur, qui assistait à cet interrogatoire, dit au clergé de Polychrone : « Quoi ! votre prince se tait ? » Alors le prêtre Parménius répondit : « Notre Père ne s'est pas tu sans raison, mais il l'a fait pour obéir au commandement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a dit à ses Apôtres : Gardez-vous de jeter des perles devant les pourceaux, de crainte que, les foulant aux pieds, ils ne se jettent sur vous-mêmes ».
Le tyran, entendant cela, fut vivement irrité ; il commanda qu'on arrachât la langue à celui qui avait parlé de la sorte : ce qui fut exécuté, et néanmoins le prêtre le prêtre il commanda qu'on arrachât la langue à celui qui avait parlé de la sorte , quoiqu'il eût la langue coupée, ne laissa pas de crier au saint prélat : « Mon bienheureux Père Polychrone, priez pour moi, parce que je vois le Saint-Esprit qui règne en vous et qui, scellant votre bouche sacrée, répand dans la mienne une douceur de miel ».
Le martyre de Polychrone
Refusant toujours de sacrifier, Polychrone est frappé à mort sur la bouche. Son corps est secrètement enlevé et enterré par les seigneurs persans Abdon et Sennen.
Dèce commanda à Polychrone de sacrifier aux dieux, afin de jouir, par ce moyen, de son amitié et de se rendre digne de ses faveurs ; mais, comme le saint Évêque ne lui répondait pas un mot, il le fit frapper si cruellement sur la bouche, que ce bienheureux Martyr, élevant les yeux au ciel, rendit l'âme à Dieu dans les douleurs de ce supplice. Dèce fit jeter son corps devant le temple de Saturne ; la nuit suivante, deux illustres seigneurs persans, Abdon Abdon deux illustres seigneurs persans, Abdon et Sennen, qui étaient secrètement chrétiens et Sennen Sennen l'enlèvèrent et l'ensevelirent avec honneur auprès de la ville de Babylone , qui étaient secrètement chrétiens, l'enlèvèrent et l'ensevelirent avec honneur auprès de la ville de Babylone.
Le supplice des compagnons
Les prêtres et diacres restants subissent divers supplices miraculeusement surmontés avant d'être décapités. Abdon et Sennen assurent leur sépulture au péril de leur vie.
Pour les autres Saints, prêtres et diacres, l'empereur les fit traîner après lui, chargés de fers et de chaînes ; mais comme elles se brisèrent toutes d'elles-mêmes, ce prince, attribuant ce miracle aux prestiges de l'art magique, les fit tourmenter sur le chevalet ; tandis que l'on étendait leurs membres, ils criaient à Parménius qu'il priât Notre-Seigneur de leur donner la patience. Alors, ce saint prêtre, bien que privé de la langue, répondit : « Que Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, vous donne la consolation de son divin Esprit, qui règne par tous les siècles » ; et ils répondirent : « Ainsi soit-il ».
Dèce, entendant cela, s'irrita plus que jamais, et commanda qu'on les jetât dans le feu ; mais ce fut sans effet, et l'on entendit une voix du ciel qui disait : « Venez à moi, humbles de cœur ».
Enfin, ils furent décapités, et leurs corps jetés à la voirie ; on les fit garder par des soldats, et défense très-expresse fut faite de leur donner la sépulture ; mais cela n'empêcha pas les courageux seigneurs Abdon et Sennen de leur rendre les mêmes devoirs qu'ils avaient rendus au saint évêque Polychrone : ce qui leur mérita à eux-mêmes la couronne du martyre.
Sources et chronologie
Le récit s'appuie sur les travaux de Surius, Baronius et Bède le Vénérable, situant le martyre entre 251 et 253 après J.-C.
Le martyre de saint Polychrone et de ses compagnons est rapporté par Surius, en son quatrième tome, au 10 août ; et le cardinal Baronius cardinal Baronius le cardinal Baronius en fait une ample mémoire en ses Remarques sur le martyrologe en fait une ample mémoire en ses Remarques sur le martyrologe, le 17 février, jour auquel saint Polychrone endura la mort pour Jésus-Christ. Le vécubable Bida vécubable Bida Le vécubable Bida, Genard et Adon ne l'ont pas oublié , Genard et Adon ne l'ont pas oublié en leurs Cartiliques des Soiers. Il y a diverses opinions touchant l'année de son triomphe ; Baronius le marque en l'année 253. Rollandas veut que ce soit l'an 251.
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Épiscopat à Babylone sous l'empereur Dèce
- Arrestation avec son clergé lors de la persécution
- Refus de sacrifier aux idoles devant l'empereur
- Interrogatoire par le préteur Apollo Valérien
- Martyre par flagellation sur la bouche jusqu'à la mort
- Ensevelissement secret par Abdon et Sennen
Miracles
- Chaînes des compagnons se brisant d'elles-mêmes
- Voix céleste appelant les martyrs
- Parménius continuant de parler malgré la langue coupée
Citations
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Pour nous, nous nous offrons nous-mêmes en sacrifice à Notre-Seigneur Jésus-Christ, et nous ne nous inclinerons jamais devant le démon, ni devant ces idoles, qui sont travaillées par les mains des hommes
Saint Polychrone devant Dèce