3 decembre 8ᵉ siècle

Sainte Attale de Strasbourg

Première abbesse du monastère de Saint-Étienne de Strasbourg

Fête
3 decembre
Décès
vers l'an 741 (naturelle)
Catégories
abbesse , vierge
Époque
8ᵉ siècle

Fille du duc Adelbert d'Alsace et nièce de sainte Odile, Attale devint la première abbesse du monastère de Saint-Étienne à Strasbourg au VIIIe siècle. Reconnue pour sa piété et sa douceur, elle dirigea sa communauté selon la règle de Hohenbourg jusqu'à sa mort en 741. Ses reliques, notamment sa main droite, font l'objet d'une vénération séculaire à Strasbourg.

Lecture guidée

4 sections de lecture

SAINTE ATTALE,

Fondation 01 / 04

Fondation de l'abbaye Saint-Étienne

L'abbaye de Saint-Étienne à Strasbourg est fondée vers 717 par Adelbert, duc d'Alsace, sous le règne de Chilpéric II.

L'abbaye de Saint-Étienne est la plus ancienne de toutes les maisons religieuses de Strasbourg Strasbourg la plus ancienne de toutes les maisons religieuses de Strasbourg : elle fut fondée vers l'an 717, sous le règne de Chilpéric II, roi d'Austrasie, par Adelbert Adelbert fondée vers l'an 717... par Adelbert, duc d'Alsace , duc d'Alsace et frère de sainte Odile sainte Odile Adelbert, duc d'Alsace et frère de sainte Odile .

Vie 02 / 04

Gouvernance et vertus d'Attale

Attale, fille d'Adelbert formée par sainte Odile, devient abbesse et instaure la règle de Hohenbourg, se distinguant par sa douceur et sa rigueur personnelle.

Dès que les bâtiments du monastère furent achevés, le duc choisit pour le gouverner Attale Attale le duc choisit pour le gouverner Attale, sa fille , sa fille, qu'il avait eue de Gerlinde, sa première épouse, et qui avait été formée par les soins de sainte Odile sainte Odile avait été formée par les soins de sainte Odile, sa tante , sa tante. Attale introduisit dans sa communauté la Règle canonique suivie alors à Hohenbourg Hohenbourg la Règle canonique suivie alors à Hohenbourg , comme étant plus proportionnée à la délicatesse de son sexe que celle de Saint-Benoît. Elle marcha sur les traces de sa bienheureuse tante, et donna à Strasbourg les beaux exemples de vertu que celle-ci donnait à Hohenbourg. Elle sut allier avec la plus tendre piété une douceur inséparable qui lui gagna tous les cœurs ; car cette piété n'avait rien de farouche ni de repoussant. Aimable dans toutes ses démarches, prévenante envers les autres, Attale fut toujours sévère pour elle-même, accordant à ses religieuses ce qu'elle se refusait, et remplissant à leur égard, avec une attention recherchée, les devoirs d'une bonne mère qui chérit tendrement ses enfants.

Culte 03 / 04

Mort et culte des reliques

Après sa mort en 741, une tentative de vol de sa main droite par l'abbesse Wérentrude échoue, menant à la conservation de la relique à Strasbourg.

Attale fit l'objet de l'édification de sa communauté jusqu'à la fin de ses jours, arrivée vers l'an 741. La ville de Strasbourg la regardait comme un ange tutélaire et avait pour elle la plus haute vénération. Pour répondre à la dévotion des fidèles, on fut obligé de laisser son corps exposé pendant cinq semaines ; l'idée qu'on avait de sa sainteté était si grande, qu'on accourait de toutes parts se recommander à son intercession. On raconte que Wérentrude, abbesse de Hohenbourg et amie particulière d'Attale, brûlant du désir d'avoir de ses reliques, eut recours à un moyen qu'autorisait alors le vif empressement qu'on avait de posséder des reliques de Saints. Ayant découvert son dessein à un prêtre, nommé Werner, elle l'envoya dans l'église de Saint-Étienne, sous prétexte d'y faire des prières près du corps de la Sainte qui y était exposé, mais en effet avec la commission secrète de s'emparer de sa main droite en la coupant. Werner s'y rendit et trouva moyen d'exécuter fidèlement l'ordre de Wérentrude. Il était sur le point de s'en retourner à Hohenbourg pour remettre à l'abbesse la relique qu'il avait enlevée, lorsqu'il fut découvert : cette main fut renfermée dans une boîte de cristal et conservée dans l'église de Saint-Étienne, ainsi qu'un manteau de laine noire, qu'on prétend avoir appartenu à sainte Attale sainte Attale un manteau de laine noire, qu'on prétend avoir appartenu à sainte Attale , et que chaque abbesse était obligée de mettre sur ses épaules à son avènement. Cette main est conservée de nos jours dans l' église de Sainte-Madeleine église de Sainte-Madeleine Cette main est conservée de nos jours dans l'église de Sainte-Madeleine , où on l'expose tous les ans à la vénération des fidèles, le 3 décembre.

Postérité 04 / 04

Iconographie et sources

La sainte est traditionnellement représentée avec un puits miraculeux, symbole des guérisons opérées dans la crypte de son abbaye.

On représente sainte Attale ayant près d'elle un puits, parce que, dans l'abbaye de Saint-Étienne, la crypte renfermait un puits dont l'eau était recherchée pour maintes guérisons.

L'abbé Hanckier, *Sainte d'Alsace* ; le Père Cahier, *Caractéristiques des Saints*.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Formation par sa tante sainte Odile
  2. Nommée abbesse du monastère de Saint-Étienne vers 717
  3. Introduction de la Règle canonique de Hohenbourg
  4. Mort vers 741
  5. Exposition du corps pendant cinq semaines après sa mort
  6. Tentative de vol de sa main droite par le prêtre Werner

Miracles

  1. Guérisons par l'eau du puits de la crypte de Saint-Étienne

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte