27 septembre 3ᵉ siècle

Saint Florentin, Hilaire et Aphrodise

MARTYRS PRÈS DE BRÉMUR, AU DIOCÈSE DE DIJON (IIIe siècle).

Martyrs

Fête
27 septembre
Décès
IIIe siècle
Époque
3ᵉ siècle

Soldats chrétiens en Bourgogne au IIIe siècle, Florentin et Hilaire furent capturés par le chef vandale Chrocus. Après avoir survécu miraculeusement au supplice de la langue coupée et brisé des idoles, ils furent décapités avec Aphrodise. Leurs reliques, sources de miracles, furent partiellement transférées à Lyon au IXe siècle.

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6 sections de lecture

LES SAINTS FLORENTIN, HILAIRE OU HILIER, ET APHRODISE,

MARTYRS PRÈS DE BRÉMUR, AU DIOCÈSE DE DIJON (IIIe siècle).

Vie 01 / 06

Contexte et vocation

Florentin et Hilaire sont des soldats chrétiens zélés stationnés dans le Duesmois, menant une vie de prière, de charité et d'évangélisation.

Les soldats qui veillaient dans le Duesmois (partie de l'ancien Aunais) à la sûreté de l'empire, comptaient dans leurs rangs des chrétiens zélés. L'un d'eux, nommé Florentin Florentin L'un d'eux, nommé Florentin, s'était fait l'économie des pauvres. , s'était fait l'économie des pauvres, le maître des ignorants et l'appui de tous ceux qui souffraient. Il avait pour compagnon et pour émule un saint homme, Hilaire ou Hilier Hilaire ou Hilier Il avait pour compagnon et pour émule un saint homme, Hilaire ou Hilier. . Ensemble, ils servaient Dieu dans la prière et la pénitence; ensemble ils instruisaient les païens et menaient une vie pauvre, afin de pouvoir donner davantage. L'abondance de leurs membres et l'éclat de leurs vertus disposèrent le peuple à les écouter, et déjà le nom de Jésus-Christ était reçu par un grand nombre, lorsqu'une armée de Vandales, sous la conduite du fameux Chrocus Chrocus une armée de Vandales, sous la conduite du fameux Chrocus. , envahit le Duesmois et s'empara de Sedunum, aujourd'hui Semond Sedunum, aujourd'hui Semond s'empara de Sedunum, aujourd'hui Semond, résidence habituelle de Florentin et d'Hilaire. , résidence habituelle de Florentin et d'Hilaire.

Contexte 02 / 06

L'invasion vandale

L'armée des Vandales, dirigée par Chrocus, envahit la région et s'empare de Sedunum, capturant Florentin et Hilaire.

Les biens qu'ils possédaient les désignaient tout d'abord à la cupidité du chef barbare, et, quand il les sut chrétiens, il se les fit amener et se mit à discuter avec eux sur le culte des dieux et la puissance des idoles. Florentin le réfuta sans peine. Alors Chrocus changea de rôle, et, fixant sur lui ses regards, il lui fit des menaces terribles.

Martyre 03 / 06

Confrontation et supplices

Florentin refuse d'adorer les idoles. Malgré l'ablation de sa langue, il continue miraculeusement à glorifier Dieu et brise les idoles.

Irrité par ses réponses, il ordonne qu'on le frappe sur la bouche et qu'on lui brise les dents pour le punir de son impie. Quand les bourreaux eurent obéi, Florentin Florentin Florentin rendit grâces à Dieu, et se moqua des idoles. rendit grâces à Dieu, et se moqua des idoles. « Qu'on lui coupe la langue jusqu'à la racine », s'écria Chrocus. Et la langue du saint Martyr fut coupée jusqu'à la racine; et, par la toute-puissance de Dieu, il n'en continua pas moins à glorifier Notre-Seigneur et à se railler de la folie de son bourreau. En même temps, armés du signe de la croix, Florentin et Hilaire se mirent à renverser et à briser les idoles qui étaient en ce lieu, et à chasser les démons qui les habitaient. Les démons chassés s'emparèrent aussitôt du chef barbare et de quelques-uns de ses officiers, et les tourmentèrent horriblement. A la vue de ces prodiges, la multitude épouvantée demande à adorer Jésus-Christ.

Martyre 04 / 06

Martyre d'Aphrodise et exécution

Aphrodise rejoint les martyrs et subit le même sort. Les trois saints sont décapités sur ordre de Chrocus.

Un chrétien de noble famille, nommé Aphrodise Aphrodise Un chrétien de noble famille, nommé Aphrodise, osa blâmer ouvertement Chrocus. , osa blâmer ouvertement Chrocus Chrocus la main de Dieu s'apposait sur Chrocus et le rendit aveugle. de son impiété. Celui-ci lui fit aussitôt couper la langue. Mais Dieu renouvela en sa faveur le miracle qu'il avait déjà fait pour Florentin, et Aphrodise loua Jésus-Christ. Le prince ordonna, pour mettre fin à cette lutte inégale, que les disciples du Christ eussent la tête tranchée. A peine le bourreau avait-il achevé son œuvre, que la main de Dieu s'apposait sur Chrocus et le rendit aveugle. Ce châtiment lui inspira des sentiments de repentir, et, dans l'espoir d'être guéri, il se prosterna devant les saints Martyrs, confessa son péché et les supplia de lui rendre le bien pour le mal. Ils prièrent en effet pour lui et lui obtinrent la santé et la vue. En reconnaissance, il les fit ensevelir avec honneur. Les chrétiens entourèrent le sépulcre de prières et d'amour. A travers les bouleversements politiques, les invasions et les guerres, ce culte diminua, et la chapelle qui protégeait les saintes reliques s'écroula de vétusté. En 855, Aurélien, archidiacre d'Autun et abbé de Saint-Martin d'Ainay, obtint de l'évêque diocésain Jonas, d'Autun, l'autorisation de les transporter à Lyon Lyon l'autorisation de les transporter à Lyon. . Le chef de saint Florentin chef de saint Florentin Le chef de saint Florentin fut laissé à Semond et est conservé dans l'église de Brémur. fut laissé à Semond et est conservé dans l'église de Brémur Brémur conservé dans l'église de Brémur (arrondissement de Châtillon-sur-Seine). (arrondissement de Châtillon-sur-Seine), voisine du lieu où il est tombé sous le glaive.

Postérité 05 / 06

Repentir de Chrocus et culte

Frappé de cécité puis guéri par l'intercession des martyrs, Chrocus les fait ensevelir. Leurs reliques sont plus tard transférées à Lyon et Brémur.

On montre encore, dit Mabillon, un chêne appelé chêne de Saint-Florentin, près duquel la tradition fixe le lieu du martyre. On y va en procession dans les temps de sécheresse pour obtenir de la pluie.

Source 06 / 06

Sources hagiographiques

Le récit s'appuie sur les Acta Sanctorum et les travaux de l'abbé Duplus et de Mabillon.

Acta Sanctorum, traduction de M. l'Abbé Duplus, dans sa Vie des Saints du diocèse de Dijon.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.