17 septembre 3ᵉ siècle

Saint Floscel

Flocelle

Martyr à Autun

Fête
17 septembre
Décès
vers 257 (martyre)
Catégories
martyr , enfant
Époque
3ᵉ siècle

Jeune apôtre de douze ans à Autun sous l'empereur Valérien, Floscel fut martyrisé pour avoir affermi la foi des chrétiens. Après avoir survécu miraculeusement aux lions et au feu, il fut décapité vers 257. Ses reliques, transférées à Beaune au Xe siècle, font l'objet d'une grande dévotion.

Lecture guidée

6 sections de lecture

SAINT FLOSCEL OU FLOCELLE, MARTYR À AUTUN (vers 257).

Contexte 01 / 06

Contexte et mission du jeune apôtre

En 257, sous l'empereur Valérien, le jeune Floscel, âgé de douze ans, encourage les chrétiens d'Autun à rester fermes dans leur foi malgré les persécutions.

Vers l'an de Jésus-Christ 257, Valérien, étant venu visiter la cité d'Autun, essaya d'y relever le culte des dieux et d'arrêter par le glaive les progrès de l'Évangile. Or, pendant qu'il faisait offrir des sacrifices aux idoles et blasphémer le nom du Christ, un jeune apôtre de douze ans, nommé Floscel Floscel un jeune apôtre de douze ans, nommé Floscel , courait de tous côtés rassurer les chrétiens et les affermir dans la foi : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, sans pouvoir tuer l'âme », leur disait-il, « craignez uniquement Celui qui précipite en enfer le corps et l'âme du pécheur ».

Martyre 02 / 06

Arrestation et interrogatoire

Dénoncé par Camarinus, Floscel est conduit devant Valérien au forum où il affirme courageusement sa foi et son absence de crainte face aux menaces.

Un traître, Camarinus Camarinus Un traître, Camarinus, le dénonça à l'empereur , le dénonça à l'empereur, et celui-ci le fit amener au forum par des licteurs et sortit pour l'interroger : « Détestable jeune homme », lui dit-il, « quel complot oses-tu donc ourdir contre nous ? Qui te pousse à détruire le culte des dieux visibles ? » — « Persécuteur injuste et docteur d'iniquité », répondit Floscel, avec la majesté d'un apôtre, « écoute-moi : si tu veux entrer dans la maison de Dieu, prends garde de ne pas souiller l'Église de Jésus-Christ » — « Et toi de n'être pas accablé de tourments, comme le Crucifié, en paiement des perfides conseils que tu as tenté de faire prévaloir contre nous » — « Je ne crains pas tes menaces, je crains le Seigneur notre Dieu ».

Martyre 03 / 06

Supplices et interventions divines

Soumis à la flagellation et jeté aux lions, Floscel est protégé par des miracles : le lion meurt, une lumière céleste l'éclaire et des anges le nourrissent.

Ainsi provoqué, Valérien ordonne d'étendre Floscel sur un chevalet et de le flageller. « Le Christ est ma confiance », disait le vaillant soldat, sous les verges qui déchiraient son corps ; « il est mon audace. C'est lui qui nous aide et nous soutient ». Et Valérien, irrité, criait aux bourreaux : « Tourmentez-le plus activement, car il le mérite » — « Ô folie ! tu ne tireras nul profit de mes tortures : car je crois en Dieu qui donne la force » — « Brisez-lui la mâchoire, afin qu'il cesse de nous insulter » — « Mon audace augmente avec ma confiance dans le Seigneur... » Alors, outré de colère, Valérien le fit jeter dans un cachot avec un lion. Floscel dit à Dieu : « Viens à mon secours, car vous êtes puissant ». À l'instant même, l'animal tomba mort à ses pieds ; le cachot fut miraculeusement éclairé par sept flambeaux, et embaumé de parfums très-doux, puis des anges lui apportèrent un pain mystérieux qui lui donna une vigueur nouvelle.

Martyre 04 / 06

Le martyre final

Après avoir survécu au bûcher grâce à une pluie miraculeuse, Floscel est mutilé puis décapité sur la place publique.

Cependant Valérien commanda aux licteurs de voir ce qui se passait dans la prison ; et apercevant l'éclat de la lumière, le lion étendu mort, et le jeune martyr qui chantait des hymnes, ils s'empressèrent de rapporter au prince ce qu'ils venaient de voir. Celui-ci, frappé d'un fait si merveilleux qu'il attribuait à la magie, ordonna aux bourreaux de le brûler vif. On alluma donc un bûcher, mais les flammes s'éteignirent sous des torrents de pluie occasionnée par un orage survenu tout à coup, et le martyr fut encore une fois délivré. Alors on lui perça les mains et la langue, puis on le dépouilla de ses vêtements pour le couvrir d'une tunique de lin, et on lui trancha la tête sur la place publique, en présence d'une multitude barbare et sous les yeux d'un prince plus barbare encore qui n'eut pas la bonté de verser le sang d'un enfant de dix ou douze ans.

Culte 05 / 06

Culte et translation des reliques

Ses restes, d'abord à Pleury, sont transférés à Beaune en 996, puis solennellement élevés en 1265 par Simon de Brie avant d'être répartis entre Beaune et Autun.

Une tradition digne de foi désigne Pleury Pleury Une tradition digne de foi désigne Pleury, près d'Autun , près d'Autun, comme le lieu où il fut enseveli. Vers l'an 996, le 26 avril, il fut transporté dans la collégiale de Beaune Beaune il fut transporté dans la collégiale de Beaune (Côte-d'Or), alors du diocèse d'Autun, en même temps que saint Herné saint Herné en même temps que saint Herné , et y devint l'objet d'un culte fervent. Le 9 novembre 1265, Simon de Brie Simon de Brie Simon de Brie, cardinal du titre de Sainte-Cécile, légat du Saint-Siège et depuis Pape , cardinal du titre de Sainte-Cécile, légat du Saint-Siège et depuis Pape, assisté de Girard de Beauvoir Girard de Beauvoir assisté de Girard de Beauvoir, évêque d'Autun , évêque d'Autun, leva solennellement de terre les précieux restes précieux restes leva solennellement de terre les précieux restes du martyr du martyr et les renferma dans une châsse pour les présenter à la vénération publique en un lieu, dit Gagnare, plus honorable et plus décent. Son culte devint célèbre dans la ville de Beaune, et Dieu se plut à le consacrer lui-même par des miracles. On y célébrait deux fêtes en son honneur, l'une au jour de son martyre, le 17 septembre, et l'autre le 9 novembre, jour de la translation solennelle de ses reliques. Ce précieux trésor a été heureusement conservé. Aujourd'hui il enrichit les églises de Beaune et la cathédrale d'Autun : cette dernière a le bonheur de posséder un os de sa tête.

Source 06 / 06

Sources de la vie du saint

Le récit s'appuie sur les travaux de l'abbé Duplus et de l'abbé Binet concernant les saints de Dijon et saint Symphorien.

Extrait des Saints de Dijon, par M. l'abbé Duplus, et du Saint Symphorien et son culte, par M. l'abbé Binet.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Dénonciation par Camarinus à l'empereur Valérien
  2. Interrogatoire au forum d'Autun
  3. Supplice du chevalet et flagellation
  4. Exposition à un lion dans un cachot
  5. Tentative de bûcher éteint par la pluie
  6. Mutilation des mains et de la langue
  7. Décapitation sur la place publique

Miracles

  1. Mort subite du lion dans le cachot
  2. Apparition de sept flambeaux et de parfums dans la prison
  3. Anges apportant un pain mystérieux
  4. Pluie soudaine éteignant le bûcher

Citations

  • Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, sans pouvoir tuer l'âme ; craignez uniquement Celui qui précipite en enfer le corps et l'âme du pécheur. Paroles de Saint Floscel rapportées dans le texte

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte