Sainte Macrine de Césarée
SEUR DE SAINT BASILE LE GRAND ET DE SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE
Vierge
Sœur de saint Basile le Grand et de saint Grégoire de Nysse, Macrine se consacra à Dieu après la mort de son fiancé. Elle joua un rôle crucial dans l'éducation spirituelle de ses frères et fonda un monastère avec sa mère Emmélie. Elle mourut dans une grande pauvreté en 379, laissant l'image d'une femme d'une immense science sacrée.
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SAINTE MACRINE DE CÉSARÉE, VIERGE,
SEUR DE SAINT BASILE LE GRAND ET DE SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE
Origines et famille illustre
Macrine naît au sein d'une famille de saints en Cappadoce, fille de Basile l'Ancien et d'Emmélie, et sœur de grandes figures de l'Église.
Macrine Macrine Macrine, ainsi appelée du nom de son aïeule maternelle... , ainsi appelée du nom de son aïeule maternelle, matrone de grande noblesse et de grande sainteté, qui avait beaucoup souffert pour la foi, eut pour père saint Basile l'Ancien, pour mère sainte Emmélie sainte Emmélie eut pour père saint Basile l'Ancien, pour mère sainte Emmélie , et pour frères saint Basile le Grand, saint Grégoire de Nysse, saint Pierre de Sébaste, Naucrace, qui mourut adolescent dans la solitude, et plusieurs sœurs qui entrèrent dans l'état du mariage. Son père et sa mère, qui habitaient Césarée Césarée Son père et sa mère, qui habitaient Césarée, en Cappadoce. , en Cappadoce, avaient été bannis pour la foi, sous le règne de Maximin Maximin bannis pour la foi, sous le règne de Maximin ; ils étaient rentrés dans leur patrie après les persécutions, et ils y étaient morts en paix, laissant leurs enfants héritiers de leurs vertus comme de leurs biens.
Éducation et dévotion précoce
Élevée par sa mère dans une piété rigoureuse, elle se consacre très tôt à l'étude assidue des Écritures saintes.
De tels parents élevèrent leur famille avec le plus grand soin, dans les principes de la foi la plus pure et dans les pratiques de la plus tendre piété. Macrine, en particulier, profita éminemment des leçons et des bons exemples de sa mère. Elle ne quittait point cette sainte mère, s'étudiant à l'imiter en toutes ses actions. Douée d'une étonnante facilité, elle apprenait tout ce qu'on lui enseignait ; elle aimait avant tout l'étude de l'Écriture sainte, dont elle avait sans cesse sur les lèvres quelque pieuse sentence, soit à son lever, soit à son coucher, avant ou après son repas, dans son étude et dans ses autres travaux : elle en était tellement nourrie, que tout respirait en elle cette science sacrée.
Le choix de la virginité
Après la mort prématurée de son fiancé, Macrine refuse tout autre mariage pour se consacrer exclusivement au Seigneur.
Parvenue à l'âge de douze ans, elle parut une personne douée des plus belles espérances d'avenir. Plusieurs songèrent, dès lors, à s'assurer la possession d'un tel trésor, et on le demanda à ses parents, qui engagèrent leur parole envers un adolescent de noble extraction. Dieu, qui avait d'autres vues sur la jeune vierge dont on disposait ainsi, emporta ce jeune homme par une mort prématurée, avant qu'on pût songer à consommer cette affaire, et Macrine, se sentant inspirée d'en haut, résolut de se consacrer au Seigneur par le vœu d'une parfaite continence. Elle refusa donc résolument tous les partis qu'on put lui présenter désormais.
Guide spirituel de sa fratrie
Elle exerce une influence déterminante sur ses frères, notamment Basile le Grand qu'elle détourne de l'orgueil mondain, et Pierre de Sébaste qu'elle élève.
Ainsi décidée à se donner toute à Dieu, elle prit à cœur d'aider sa bonne mère dans l'œuvre de l'éducation chrétienne et pieuse de ses frères et sœurs : une sœur aînée est si puissante sur les jeunes cœurs de ses frères, par ses paroles et ses exemples !
Basile Basile Macrine s'empara de l'esprit et du cœur de son frère, et sut habilement les tourner uniquement vers Dieu. était de retour à la maison paternelle, après les succès les plus brillants dans les écoles de Constantinople et d'Athènes ; son père était mort ; le souffle de l'orgueil, qui perd tant de jeunes âmes, aurait pu aisément flétrir les magnifiques espérances de son avenir. Macrine s'empara de l'esprit et du cœur de son frère, et sut habilement les tourner uniquement vers Dieu. Elle lui conseilla une vie de retraite, où il put, dans la solitude, entendre et écouter la voix du ciel, et décider sagement du choix d'un état de vie. Basile se laissa pénétrer de la sainte amitié de cette tendre colombe, et il donna à l'Église un de ses Pères les plus éloquents et les plus solides.
Macrine sut aussi consoler sa mère des chagrins qui ne manquent à aucune famille : elle lui adoucit la mort de son pieux époux, puis elle lui enleva beaucoup de l'amertume de celle de son jeune fils Naucrace, enlevé à son amour d'une manière tout à fait inopinée ; elle demeura constante et ferme au milieu de la désolation de toute la famille : cette grande âme puisait tout son courage en Dieu. Elle mit ensuite tous ses désirs et tous ses soins à élever le dernier de ses frères, Pierre Pierre Elle mit ensuite tous ses désirs et tous ses soins à élever le dernier de ses frères, Pierre. , et à le rendre digne des deux autres, qui marchaient avec ardeur dans une voie parfaite. Elle devint pour lui une seconde mère ; aussi tendre, moins indulgente que la première, elle sut éloigner de lui les moindres dangers, le prémunir contre les vanités du monde, et développer en lui tous les bons sentiments de l'âme : aussi renonça-t-il au monde, dès sa jeunesse, pour embrasser l'état religieux, où il mourut en saint.
Fondation et vie au monastère
Elle fonde un monastère avec sa mère, y instaure une règle stricte basée sur la pauvreté et le travail, et y est miraculeusement guérie d'un cancer.
Quand on eut pourvu aux divers soins qu'exigeait la famille, notre pieuse vierge engagea sa mère à fonder un monastère, pour s'y retirer et s'y préparer à une sainte mort. Elle-même l'y suivit, et la communauté, témoin de la sainteté de sa vie, et de son habileté dans les voies spirituelles, lui demanda de la gouverner. Elle fit pour cette maison des règlements pleins de sagesse ; elle y établit l'amour de la pauvreté, de l'humilité, de l'obéissance, des austérités, de la prière et du travail. Cette âme choisie fut éprouvée par un mal fort grave : un cancer affreux vint menacer de la traîner, par un chemin douloureux, à son tombeau ; sa sainte mère l'en guérit par la vertu du signe de la croix.
Derniers instants et sépulture
Elle meurt en 379 en présence de son frère Grégoire de Nysse, laissant derrière elle un héritage de pauvreté absolue et quelques reliques précieuses.
Après la mort de cette bonne mère, Macrine disposa de ses biens en faveur des pauvres, et se réduisit à vivre, comme les autres religieuses de son monastère, en gagnant par son travail de quoi subsister. Elle ne lui survécut pas longtemps : atteinte d'une maladie fort grave, elle fut bientôt mise aux portes du trépas. Elle eut la consolation de voir, près de son lit d'agonie, son frère Grégoire Grégoire Elle eut la consolation de voir, près de son lit d'agonie, son frère Grégoire, qui a écrit sa vie. , qui a écrit sa vie, et qu'elle n'avait pas vu depuis huit ans. Dès qu'il fut arrivé, elle leva les mains vers le ciel, et s'écria : « Je vous rends grâce, ô mon Dieu, de ce que vous m'accordez ce que je souhaitais, de voir mon frère, votre serviteur, avant de mourir ». Elle s'entretint avec lui, ce jour-là et le lendemain, des choses du ciel et des intérêts de son âme, et le troisième jour, n'étant déjà plus de la terre, elle se tourna vers l'Orient en sa présence, adressa au Seigneur une dernière et fervente prière ; puis, ayant fait le signe de la croix sur son front, sur ses lèvres, sur son cœur, elle se mit à prier en silence jusqu'à ce qu'elle eut rendu son belle âme à son Dieu, vers l'an 379.
La pauvreté du monastère était si grande, qu'on n'y trouva qu'un voile tout usé pour couvrir le corps de Macrine quand on le porta au tombeau ; mais saint Grégoire jeta dessus son manteau épiscopal. La servante de Dieu avait porté à son cou, tandis qu'elle vivait, une espèce de bandeau auquel étaient attachés un anneau et une croix de fer. Saint Grégoire donna la croix à une religieuse nommée Vestiane ; mais il garda l'anneau qui était creux et contenait un morceau de la vraie croix vraie croix il garda l'anneau qui était creux et contenait un morceau de la vraie croix. .
L'évêque du lieu et saint Grégoire assistèrent aux funérailles de Macrine, avec le clergé, les moines et les religieux divisés en deux chœurs, qui tenaient des cierges à la main et chantaient des psaumes. Le corps de la Sainte fut porté à l' église des Quarante-Martyrs église des Quarante-Martyrs Le corps de la Sainte fut porté à l'église des Quarante-Martyrs. , qui était à un mille du monastère, et déposé dans le caveau où était celui de sainte Emmélie. On offrit des prières pour les deux servantes de Dieu.
Sainte Macrine mourut au mois de décembre de l'année 379 ; mais sa fête est célébrée le 19 juillet par les Grecs et les Latins.
L'abbé Chapin ; Godescard ; Baitlet ; Acta Sanctorum.
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Éducation chrétienne rigoureuse par sa mère Emmélie
- Mort prématurée de son fiancé et vœu de virginité
- Conversion de son frère Basile à la vie de retraite
- Fondation d'un monastère avec sa mère
- Guérison miraculeuse d'un cancer par le signe de la croix
- Mort en présence de son frère Grégoire de Nysse
Miracles
- Guérison d'un cancer affreux par le signe de la croix fait par sa mère
Citations
-
Je vous rends grâce, ô mon Dieu, de ce que vous m'accordez ce que je souhaitais, de voir mon frère, votre serviteur, avant de mourir
Texte source (paroles à l'agonie) -
La virginité est un jardin fertile qui produit de nombreux fruits d'une excellente odeur.
Saint Ambroise (en exergue)