1er mai 5ᵉ siècle

Saint Orens

Évêque poète

Fête
1er mai
Décès
Ve siècle (naturelle)
Catégories
évêque , prélat , poète
Époque
5ᵉ siècle
Lieux associés
Huesca (ES) , Auch (FR)

Évêque d'Auch au Ve siècle et poète renommé, Saint Orens fut l'objet d'une immense dévotion en Gascogne et en Espagne. Ses reliques, conservées dans une basilique somptueuse à Auch puis dispersées à Toulouse et Huesca, étaient réputées pour de nombreux miracles, notamment via sa chaîne d'austérité.

Lecture guidée

7 sections de lecture

RELIGUES ET CULTE DE SAINT ORENS.

Culte 01 / 07

Sépulture et patronage à Auch

Le corps de saint Orens est inhumé à Auch dans l'église Saint-Jean-Baptiste, qui prend rapidement son nom alors qu'il devient le second patron de la ville.

Son corps fut inhumé, à Auch, dans l'église de Saint-Jean-Baptiste, qui ne tarda pas à s'appeler tantôt de son premier nom et tantôt du nom de l'illustre et saint prélat saint prélat dont les dépouilles venaient de lui être confiées , dont les dépouilles venaient de lui être confiées, et insensiblement ce dernier prévaut.

Ce changement nous révèle la haute opinion qu'avait de ses vertus son ancien troupeau et la confiance qu'on conservait en sa protection auprès de Dieu. La ville le choisit pour son second patron : bientôt plusieurs paroisses du diocèse se placèrent sous son vocable. Le concours était grand près de ses restes sacrés, et l'église qui les renfermait, devenait, chaque année, plus insuffisante.

Fondation 02 / 07

Les fondations de Bernard le Louche

Le comte d'Armagnac fait construire une basilique monumentale sur les rives du Gers ainsi qu'une abbaye pour veiller sur les restes du saint.

Bernard le Louche, comte d'Armagnac Bernard le Louche, comte d'Armagnac il bâtit la superbe basilique à trois nefs qu'on admirait près des rives du Gers , témoin de cette insuffisance, l'agrandit, ou plutôt, sur son emplacement, il bâtit la superbe basilique à trois nefs qu'on admirait près des rives du Gers, et qui, fermée et mutilée en 1793, fut vendue peu après et acheva de disparaître de 1800 à 1894 ; car la chapelle de la Conception, qui existe encore et qui en faisait autrefois partie, n'appartient nullement aux constructions élevées par ordre de Bernard le Louche, et ne remonte qu'au XIVe ou au XVe siècle. Là ne s'arrêta pas la dévotion du comte. À côté de la basilique, il construisit une vaste abbaye et y plaça des religieux qu'il chargea de veiller sur les cendres de saint Orens, et de prier près de sa tombe, et qu'il dota généreusement.

Culte 03 / 07

Réforme clunisienne et translation

L'abbaye passe sous l'autorité des Bénédictins de Cluny et le prieur Bernard de Sédirac procède à une translation solennelle des reliques.

L'archevêque d'Auch voulut s'associer à ces libéralités. Il scinda la paroisse de la ville, que ses prédécesseurs avaient jusqu'alors administrée seuls, à l'aide du clergé placé sous leur discipline immédiate, et en attribua une portion à la nouvelle église, en la constituant en paroisse propre et distincte. L'abbaye ne tarda pas à changer de maître ; elle passa aux Bénédictins de Cluny sous l'épiscopat de saint Austinde saint Austinde elle passa aux Bénédictins de Cluny sous l'épiscopat de saint Austinde , et fut réduite en prieuré. Bernard de Sédirac Bernard de Sédirac releva le corps de saint Orens et le plaça dans un endroit plus apparent ou de Sérillac, le troisième prieur qui gouverna la maison, releva le corps de saint Orens et le plaça dans un endroit plus apparent et plus honorable. Cette translation eut lieu le 6 août. Les anciens martyrologes du diocèse mentionnent le jour, mais ne désignent pas l'année, qu'il faut placer entre 1675, époque où le prédécesseur de Bernard de Sérillac vivait encore, et 1660, époque où Bernard était devenu archevêque de Tolède, en Espagne.

Culte 04 / 07

Expansion du culte en Bigorre

La dévotion s'étend à la Bigorre avec la fondation de deux monastères, dont celui de la Reoule, conservant des reliques miraculeuses comme sa chaîne de pénitence.

Le nom et les vertus de saint Orens ne restèrent pas moins populaires dans la Bigorre que dans le diocèse d'Auch. Deux monastères y furent bâtis en son honneur : l'un, à quelques pas de son ancienne retraite et presque sur le théâtre de ses austérités, et l'autre, dans le vicomté de Montaner et le voisinage de la ville de Maubourguet ; pour les distinguer, on surnomma celui-ci de la Regie ou de la Reoule, et on l'appela l'abbaye de Saint-Orens de la Regie ou de la Reoule, ou simplement la Reoule.

On gardait dans le premier, outre quelques reliques du Saint encore conservées de nos jours, une partie de la chaîne dont il se ceignait quand il récitait le psautier la chaîne dont il se ceignait quand il récitait le psautier nombreux furent les miracles opérés à l'aide et par la vertu de cette chaîne , et nombreux furent les miracles opérés à l'aide et par la vertu de cette chaîne.

Culte 05 / 07

Dévotion à Toulouse

Une partie de la chaîne et d'autres reliques sont transférées à Toulouse, où une confrérie importante est établie sous la protection du pape Paul V.

Le reste de cette chaîne fut envoyé à Toulouse Toulouse Le reste de cette chaîne fut envoyé à Toulouse dans le couvent de Sainte-Croix. Outre cette chaîne, les religieux de ce couvent obtinrent, du prieur et des moines d'Auch, quelques reliques qu'ils reçurent le 12 juillet 1354, et qu'ils firent enchâsser dans un chef et un bras d'argent. « On ne saurait », ajoute l'écrivain auquel nous empruntons ces détails, « assez dire la dévotion des Toulousains et des peuples circonvoisins envers ce Saint ; car leurs enfants ont à peine reçu le saint baptême, qu'ils vont à l'église de Saint-Orens les mettre sous la protection de ce grand Saint pour les enrôler dans sa confrérie, établie dans ledit couvent, une des plus belles et des plus anciennes de la ville, enrichie d'indulgences par notre Saint-Père le pape Paul V pape Paul V enrichie d'indulgences par notre Saint-Père le pape Paul V ».

Culte 06 / 07

Rayonnement en Espagne

La ville d'Huesca obtient des reliques après l'intervention du Pape et du roi de France, accueillie favorablement par l'archevêque Léonard Destrappes.

Le bruit des miracles opérés près du tombeau de saint Orens, ou de ses restes vénérés, franchit les Pyrénées et se répandit sur les frontières d'Espagne. La ville d' Huesca Huesca La ville d'Huesca s'honorerait, avec raison, de lui avoir donné le jour. s'honorerait, avec raison, de lui avoir donné le jour. L'évêque du lieu et ses magistrats invoquèrent ce titre pour obtenir, eux aussi, quelques-unes de ses reliques. Ils s'adressèrent d'abord à Rome et à Paris, et, après avoir obtenu, non sans de longues supplications, l'autorisation du Pape et l'assentiment du roi de France, ils envoyèrent à Auch une députation composée de l'écolâtre de la cathédrale et de trois notables auxquels se joignit Dom Manuel Lopez, noble espagnol réfugié à Saragosse, en Béarn. Mgr Léonard Destrappes Mgr Léonard Destrappes occupait alors le siège métropolitain , un prélat digne lui-même des honneurs publics de la sainteté, que Rome, nous l'espérons, lui décernera un jour, occupait alors le siège métropolitain. Il accueillit les députés avec joie, et leur octroya volontiers leur demande.

Postérité 07 / 07

Destruction et héritage

Malgré les dons historiques des comtes d'Armagnac, la basilique est détruite après la Révolution, ne laissant que le souvenir liturgique de l'évêque poète.

Depuis cette translation, on fit encore quelques emprunts à la châsse de saint Orens pour enrichir de ses reliques quelques sanctuaires du diocèse d'Auch ou des diocèses voisins, comme l'église paroissiale de Miradoux qui a pris le Saint pour patron, ou la chapelle du collège d'Auch, dirigé alors par les jésuites. Mais le reste du corps resta dans la basilique où il avait été d'abord enseveli, et malheureusement, hélas ! il n'en partage que trop le sort. Le chef était renfermé dans un magnifique buste d'argent, œuvre du moyen âge, pour laquelle Jean Ier, comte d'Armagnac, légua cent livres par son testament de l'an 1373. On gardait les ossements dans le coffre de bois doré garni de fer dont nous parlions naguère. Près d'eux, une communauté de Bénédictins sécularisés, en 1721, et transformés en Chapitre, célébrait, tous les jours, les offices publics de l'Église. Tout, dans cette enceinte, annonçait que sous ces voûtes reposait le second Patron de la ville d'Auch. Aujourd'hui tout a disparu : le Propre seul du diocèse garde le souvenir de l' évêque poète du Ve siècle évêque poète du Ve siècle Le Propre seul du diocèse garde le souvenir de l'évêque poète du Ve siècle. .

Cf. Histoire de Gascogne, par Montessu.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Inhumation en l'église Saint-Jean-Baptiste d'Auch
  2. Translation du corps le 6 août par le prieur Bernard de Sérillac
  3. Envoi de reliques à Toulouse le 12 juillet 1354
  4. Légat de Jean Ier comte d'Armagnac pour un buste d'argent en 1373
  5. Destruction de la basilique entre 1800 et 1894

Miracles

  1. Miracles opérés par la vertu de la chaîne dont il se ceignait pour réciter le psautier
  2. Bruit de miracles près de son tombeau franchissant les Pyrénées

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte