14 decembre 9ᵉ siècle

Saint Folquin de Thérouanne

Évêque de Thérouanne

Fête
14 decembre
Décès
14 décembre 855 (naturelle)
Catégories
évêque , confesseur
Époque
9ᵉ siècle

Parent de Charlemagne, Folquin devint évêque de Thérouanne en 817. Il se distingua par sa charité durant les invasions normandes et sa fermeté pour défendre la discipline ecclésiastique. Il mourut en 855 lors d'une visite pastorale à Esquelbecq.

Lecture guidée

4 sections de lecture

SAINT FOLQUIN, ÉVÊQUE DE THÉROUANNE (855).

Vie 01 / 04

Origines et vocation

Issu de la haute noblesse et parent de Charlemagne, Folquin renonce aux honneurs mondains pour entrer dans les ordres avant de devenir évêque de Thérouanne en 817.

Folquin Folquin Folquin eut pour mère Erkensinde, issue d'une noble famille de la nation des Goths eut pour mère Erkensinde, issue d'une noble famille de la nation des Goths, et pour père Jérôme, oncle de l'empereur Charlemagne l'empereur Charlemagne Jérôme, oncle de l'empereur Charlemagne. . Son adolescence fut à la fois cultivée par les lettres et la piété. Entraîné par la grâce d'un haut rang en même temps que par son naturel enclin à la vertu, il dédaigna les honneurs du monde, et s'enrôla dans la milice du Christ, bien résolu à ne servir que Dieu seul. Il mena durant quelques années une vie douce et tranquille, tout entier aux choses de Dieu, jusqu'à ce que l'évêque de Thérouanne l'évêque de Thérouanne jusqu'à ce que l'évêque de Thérouanne (Pas-de-Calais), Erkembodon, étant venu à mourir (Pas-de-Calais), Erkembodon, étant venu à mourir, il fut appelé à lui succéder par les suffrages du clergé et du peuple, l'an 817. Son humilité frappait d'autant plus que sa naissance et son mérite avaient plus d'éclat. Il maintenait la discipline avec une fermeté aussi éloignée de la rigueur que du relâchement. Il fréquentait peu les princes et les grands du monde, bien que sa noblesse semblait lui en faire une nécessité.

Vie 02 / 04

Épiscopat et épreuves

Actif lors des conciles et protecteur de son peuple face aux invasions normandes, il défend l'indépendance de l'Église face aux ingérences royales avant de mourir en 855.

Il assista au sixième et au septième Concile de Paris, ainsi qu'à l'assemblée de Soissons. Outre des statuts concernant la discipline générale des mœurs auxquels il coopéra beaucoup, il en fit encore de particuliers pour son diocèse. Il soulagea son peuple accablé des calamités de la guerre. Il eut surtout l'occasion d'exercer sa charité, lorsque les Normands commencèrent à dévaster la Flandre et la Morinie, et à se ruer avec une sorte de fureur sur toutes les parties de la France. Il fit la translation des reliques de saint Omer, le plus célèbre de ses prédécesseurs. La crainte qu'il avait des incursions des Normands le porta à cacher le corps de saint Bertin sous l'autel de Saint-Martin, en 846. Parvenu à une extrême vieillesse, il remplissait encore tous les devoirs de sa charge. Sous prétexte qu'il était trop âgé pour continuer ses fonctions (il y avait près de quarante ans qu'il était évêque), le roi lui envoya un successeur, ce qui était une grave violation des saints canons ; alors le vieil évêque voulut venger la liberté de l'Église, et appela la malédiction du ciel sur la tête d'un homme qui aimait mieux obéir au roi de la terre qu'au Roi du ciel : on rapporte que le châtiment ne se fit pas attendre. Saint Folquin Saint Folquin Saint Folquin mourut en faisant la visite de son diocèse, le 14 décembre 855 mourut en faisant la visite de son diocèse, le 14 décembre 855, au bourg d'Exquelbecq bourg d'Exquelbecq Saint Folquin mourut... au bourg d'Exquelbecq (Nord, arrondissement de Dunkerque) (Nord, arrondissement de Dunkerque, canton de Wormhoudt). Son corps fut porté, selon qu'il l'avait désiré, dans le monastère de Saint-Bertin monastère de Saint-Bertin Son corps fut porté... dans le monastère de Saint-Bertin , et enterré auprès de celui de saint Omer. Soixante-treize ans après (928), Odwin Odwin Odwin, du consentement de l'évêque de Thérouanne, leva de terre le corps de son oncle , du consentement de l'évêque de Thérouanne, leva de terre le corps de son oncle, et érigea un autel au lieu de sa sépulture : de grands miracles se sont opérés en faveur de ceux qui ont invoqué son nom.

Culte 03 / 04

Culte et postérité

Le culte de saint Folquin se développe en Morinie et dans le Nord, marqué par l'élévation de ses reliques en 928 et son patronage sur plusieurs paroisses.

Le culte de saint Folquin a été de tout temps célèbre dans la Morinie Morinie Le culte de saint Folquin a été de tout temps célèbre dans la Morinie et les pays voisins. Plusieurs paroisses l'invoquent comme leur patron, entre autres celles de Pitgam, Esquelbecq, Wolckerinckove, au diocèse de Cambrai. Il y a aussi dans le diocèse actuel d'Arras, et non loin de Bourbourg, un village qui porte le nom du Saint.

Source 04 / 04

Sources

Les informations proviennent du Propre d'Arras, du Légendaire de Morinie et des travaux de l'abbé Destombes.

Propre d'Arras ; Légendaire de Morinie ; Vie des Saints des diocèses de Cambrai et d'Arras, par M. l'abbé Destombes.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Élection au siège de Thérouanne en 817
  2. Participation aux Conciles de Paris et à l'assemblée de Soissons
  3. Translation des reliques de saint Omer
  4. Dissimulation du corps de saint Bertin en 846 face aux Normands
  5. Conflit avec le roi pour la liberté de l'Église à la fin de sa vie
  6. Mort durant la visite de son diocèse en 855

Miracles

  1. Grands miracles opérés après l'élévation de son corps en 928

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte