6 janvier 11ᵉ siècle

Bienheureux Frédéric d'Arras

Prévôt de Saint-Vaast d'Arras

Fête
6 janvier
Décès
6 janvier 1020 (naturelle)
Catégories
moine , prévôt , confesseur
Époque
11ᵉ siècle

Seigneur de haut rang à Verdun, Frédéric renonce à ses titres pour entrer au monastère de Saint-Vannes avec son ami Richard. Il s'illustre par une humilité profonde, acceptant les tâches les plus viles malgré les reproches de sa famille. Devenu prévôt de Saint-Vaast d'Arras, il y implante la réforme monastique avant de mourir en 1020.

Lecture guidée

4 sections de lecture

B. FRÉDÉRIC, PRÉVOT DE SAINT-VAAST D'ARRAS

Conversion 01 / 04

Vocation et choix monastique

Frédéric et son ami Richard décident de quitter la vie séculière pour se consacrer à Dieu et choisissent le monastère de Saint-Vannes à Verdun.

établies entre ces deux hommes de Dieu, dont les noms deviennent dès lors inséparables.

En effet, au moment où Frédéric Frédéric Frédéric ouvrait son cœur à Richard pour lui manifester ses désirs. ouvrait son cœur à Richard Richard Frédéric ouvrait son cœur à Richard pour lui manifester ses désirs. pour lui manifester ses désirs et lui demander les conseils de son expérience et de son amitié, celui-ci avoua qu'il se sentait, depuis quelque temps surtout, agité des mêmes pensées, et qu'il songeait sérieusement à quitter le siècle pour se consacrer à Dieu dans la vie monastique. Dès ce moment, leur résolution fut prise, et ils commencèrent à délibérer pour savoir vers quelle maison religieuse ils dirigeraient leurs pas. Leur choix se fixa sur Saint-Vannes Saint-Vannes Leur choix se fixa sur Saint-Vannes, à Verdun. , à Verdun Verdun Leur choix se fixa sur Saint-Vannes, à Verdun. , qui jouissait d'une grande réputation de régularité. Ce monastère, ruiné autrefois par les Barbares, n'avait que de faibles revenus et imposait à ses membres des privations de tout genre. Il avait pour abbé un Irlandais, appelé Fingen Fingen Il avait pour abbé un Irlandais, appelé Fingen. , homme d'une vertu et d'une austérité exemplaires. En voyant se présenter Frédéric et Richard qui lui demandaient de les recevoir au nombre de ses enfants spirituels, il rendit grâces à Dieu ; mais remarquant en même temps que ces deux personnages appartenaient à des familles nobles et riches, il craignit qu'ils ne pussent se soumettre aux observances qu'imposait la règle. Plusieurs épreuves auxquelles il les soumit ne servirent qu'à manifester avec plus d'éclat la vertu des deux postulants. Frédéric, en particulier, s'étudiait à faire oublier à ses frères, par son humilité et son abnégation, de quelle race il était descendu. L'on ne pouvait s'empêcher d'admirer ce seigneur devenu un pauvre moine, un serviteur infatigable, dans cette ville de Verdun où, quelques années auparavant, il commandait en maître. Même à cette époque, malgré la vivacité de la foi dans le cœur des peuples, on avait peine quelquefois à apprécier cette sainte folie de la croix. Un jour même Godefroy Godefroy Un jour même Godefroy, frère de Frédéric, ne put s'empêcher de lui reprocher sa conduite. , frère de Frédéric, ne put s'empêcher de lui reprocher sa conduite. Étant venu le soir au monastère, il le trouva occupé à laver la vaisselle. « Quelle occupation pour un comte ! » lui dit-il d'un air dédaigneux. — « Vous avez raison, mon frère », répondit l'humble religieux, « elle est fort au-dessus de moi, car qui suis-je pour mériter de rendre les moindres services à saint Pierre et à saint Vannes, patrons de cette maison ? » Un autre fois, un des religieux voulant le déchausser, Frédéric lui fit cette réponse : « À quoi me servirait d'avoir quitté les honneurs du siècle si, sans nécessité, je recevais de mes frères les services qu'on m'a rendus autrefois dans le monde ? Je ne suis point ici pour être servi, mais pour servir ». Cette conduite de Frédéric fit la plus profonde impression, non-seulement sur les religieux de Saint-Vannes, mais sur les grands du monde et en particulier sur les membres de sa famille. Hermann, l'un de ses frères, voulut se consacrer à Dieu, avec son fils Grégoire, dans cette même communauté, et sous la conduite du vénérable Richard, nommé abbé à la mort de Fingen. Appelé plus tard au monastère de Saint-Vaast d'Arras Saint-Vaast d'Arras Appelé plus tard au monastère de Saint-Vaast d'Arras, pour y établir la réforme. , pour y établir la réforme, Richard emmena avec lui Frédéric et lui confia les fonctions de prévôt. Celui-ci s'en acquitta avec zèle et prudence jusqu'au jour de sa mort, qui arriva le 6 janvier 1020. L'abbé Richard fit transporter le corps de son pieux ami au monastère de Saint-Vannes à Verdun, et ne conserva à Arras que ses entrailles.

Vie 02 / 04

L'épreuve de l'humilité

Malgré son origine noble, Frédéric se soumet aux tâches les plus humbles, comme la vaisselle, provoquant le mépris de son frère Godefroy.

Vita des Saints de Cambrai et d'Arras, par M. Pabiel Destoulon M. Pabiel Destoulon Vita des Saints de Cambrai et d'Arras, par M. Pabiel Destoulon. .

Mission 03 / 04

Mission à Arras et fin de vie

Frédéric accompagne Richard à Arras pour réformer le monastère de Saint-Vaast, où il exerce la fonction de prévôt jusqu'à sa mort en 1020.

En effet, au moment où Frédéric ouvrait son cœur à Richard pour lui manifester ses désirs et lui demander les conseils de son expérience et de son amitié, celui-ci avoua qu'il se sentait, depuis quelque temps surtout, agité des mêmes pensées, et qu'il songeait sérieusement à quitter le siècle pour se consacrer à Dieu dans la vie monastique. Dès ce moment, leur résolution fut prise, et ils commencèrent à délibérer pour savoir vers quelle maison religieuse ils dirigeraient leurs pas. Leur choix se fixa sur Saint-Vannes, à Verdun, qui jouissait d'une grande réputation de régularité. Ce monastère, ruiné autrefois par les Barbares, n'avait que de faibles revenus et imposait à ses membres des privations de tout genre. Il avait pour abbé un Irlandais, appelé Fingen, homme d'une vertu et d'une austérité exemplaires. En voyant se présenter Frédéric et Richard qui lui demandaient de les recevoir au nombre de ses enfants spirituels, il rendit grâces à Dieu ; mais remarquant en même temps que ces deux personnages appartenaient à des familles nobles et riches, il craignit qu'ils ne pussent se soumettre aux observances qu'imposait la règle. Plusieurs épreuves auxquelles il les soumit ne servirent qu'à manifester avec plus d'éclat la vertu des deux postulants. Frédéric, en particulier, s'étudiait à faire oublier à ses frères, par son humilité et son abnégation, de quelle race il était descendu. L'on ne pouvait s'empêcher d'admirer ce seigneur devenu un pauvre moine, un serviteur infatigable, dans cette ville de Verdun où, quelques années auparavant, il commandait en maître. Même à cette époque, malgré la vivacité de la foi dans le cœur des peuples, on avait peine quelquefois à apprécier cette sainte folie de la croix. Un jour même Godefroy, frère de Frédéric, ne put s'empêcher de lui reprocher sa conduite. Étant venu le soir au monastère, il le trouva occupé à laver la vaisselle. « Quelle occupation pour un comte ! » lui dit-il d'un air dédaigneux. — « Vous avez raison, mon frère », répondit l'humble religieux, « elle est fort au-dessus de moi, car qui suis-je pour mériter de rendre les moindres services à saint Pierre et à saint Vannes, patrons de cette maison ? » Un autre fois, un des religieux voulant le déchausser, Frédéric lui fit cette réponse : « À quoi me servirait d'avoir quitté les honneurs du siècle si, sans nécessité, je recevais de mes frères les services qu'on m'a rendus autrefois dans le monde ? Je ne suis point ici pour être servi, mais pour servir ». Cette conduite de Frédéric fit la plus profonde impression, non-seulement sur les religieux de Saint-Vannes, mais sur les grands du monde et en particulier sur les membres de sa famille. Hermann, l'un de ses frères, voulut se consacrer à Dieu, avec son fils Grégoire, dans cette même communauté, et sous la conduite du vénérable Richard, nommé abbé à la mort de Fingen. Appelé plus tard au monastère de Saint-Vaast d'Arras, pour y établir la réforme, Richard emmena avec lui Frédéric et lui confia les fonctions de prévôt. Celui-ci s'en acquitta avec zèle et prudence jusqu'au jour de sa mort, qui arriva le 6 janvier 1020. L'abbé Richard fit transporter le corps de son pieux ami au monastère de Saint-Vannes à Verdun, et ne conserva à Arras que ses entrailles.

Source 04 / 04

Sources

Référence à la Vita des Saints de Cambrai et d'Arras par Pabiel Destoulon.

Vita des Saints de Cambrai et d'Arras, par M. Pabiel Destoulon.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Rencontre et amitié spirituelle avec Richard
  2. Entrée au monastère de Saint-Vannes à Verdun sous l'abbé Fingen
  3. Renoncement à son rang de comte et de seigneur pour la vie monastique
  4. Nomination comme prévôt au monastère de Saint-Vaast d'Arras pour y établir la réforme
  5. Mort le 6 janvier 1020

Citations

  • Je ne suis point ici pour être servi, mais pour servir Texte source
  • Qui suis-je pour mériter de rendre les moindres services à saint Pierre et à saint Vannes, patrons de cette maison ? Texte source

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte