Moine de Vallombreuse au XIe siècle, Pierre Aldobrandini fut chargé de prouver par l'épreuve du feu les accusations de simonie portées contre l'archevêque de Florence. Il traversa indemne un double bûcher enflammé devant une foule immense, ce qui lui valut le surnom de 'Pierre Igné'. Il finit sa vie honoré des titres d'évêque et de cardinal.
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LE BIENHEUREUX PIERRE ALDOBRANDINI (1089).
Origines et vocation monastique
Pierre Aldobrandini, issu d'une illustre famille, rejoint le monastère de Vallombreuse fondé par saint Jean Gualbert.
Il sortait de l'illustre famille des Aldobrandini. Il se fit religieux dans le monastère de Vallembrasse, que saint Jean Gualbert saint Jean Gualbert monastère de Vallembrasse, que saint Jean Gualbert venait de fonder. venait de fonder.
L'accusation contre l'archevêque
En 1063, les moines de Vallombreuse accusent l'archevêque de Florence de simonie et proposent l'épreuve du feu pour prouver leurs dires.
Les religieux de ce monastère ayant accusé de simonie, en 1063, Pierre de Pavie Pierre de Pavie ayant accusé de simonie, en 1063, Pierre de Pavie, archevêque de Florence. , archevêque de Florence Florence archevêque de Florence , Pierre Aldobrandini fut choisi par ses frères pour soutenir cette accusation par l'épreuve du feu.
« Ni le pape ( Alexandre II Alexandre II Ni le pape (Alexandre II), ni le concile (de Rome), n'avaient permis aux moines de se justifier. ), ni le concile (de Rome), n'avaient permis aux moines de se justifier par l' épreuve du feu épreuve du feu n'avaient permis aux moines de se justifier par l'épreuve du feu. , comme ils l'avaient offert. Il n'en fut pas de même du peuple de Florence, qui força les religieux à démontrer par ce moyen la vérité de leur accusation. On fixa donc un jour pour cet effet, et, dès qu'il fut arrivé, une foule immense de laïques et de prêtres, d'hommes et de femmes de tout âge et de toute condition, se rassemblèrent près du couvent de Saint-Sauveur. Là, deux bûchers, construits par le peuple, s'élevaient, ayant une longueur de dix pieds, sur cinq de large et quatre de haut. Ils étaient séparés par un sentier, semé de bois sec et très-inflammable.
Préparation de l'épreuve du feu
Malgré l'absence d'autorisation papale initiale, le peuple de Florence impose l'épreuve ; Pierre est choisi pour traverser les bûchers après une messe solennelle.
Dans l'église, on chantait des hymnes et l'on adressait au ciel de ferventes prières pour connaître celui qui, d'après les ordres de l'abbé, devait traverser les flammes ; le choix tomba sur Pierre, moine de Vallombreuse Vallombreuse Pierre, moine de Vallombreuse, homme d'une conduite irréprochable. , homme d'une conduite irréprochable. Pierre se rendit à l'autel pour célébrer la messe ; tous les cœurs étaient émus. Quatre moines se dirigeaient alors vers les bûchers : le premier portait l'image du Christ, le second l'eau bénite, le troisième douze cierges bénits, et le quatrième un vase plein d'encens pour allumer le feu. Tous élevaient leurs cœurs vers Dieu pour le succès de cette périlleuse entreprise.
Dès que le prêtre eut achevé le sacrifice, il prit la croix du Sauveur et fit solennellement le tour des bûchers, accompagné de l'abbé et des moines ; quand il se fut approché des flammes, on expliqua au peuple le but de la cérémonie. Le feu était déjà allumé, la flamme pétillait avec ardeur ; le prêtre s'agenouilla devant Dieu, et supplia Jésus-Christ de lui permettre de traverser la flamme sain et sauf, si l'évêque Pierre était coupable. Le peuple répondit : Amen.
Le miracle et le triomphe
Pierre traverse les flammes indemne sous les yeux de la foule, confirmant par ce miracle la véracité de l'accusation.
Enfin, le moine fit sur cette fournaise ardente le signe de la croix, saisit le crucifix, et, avec une figure sereine, il traversa les flammes sans être atteint : Dieu et sa foi le protégeaient. Quand il reparut à l'autre extrémité, le peuple se précipita au-devant de lui, tomba à ses genoux, baisa ses pieds, s'estimant heureux de pouvoir arracher un lambeau de sa robe. Ce fut à grand'peine que ses confrères parvinrent à le débarrasser de cette foule.
Conséquences ecclésiastiques
L'archevêque coupable est déposé par le Pape et Pierre, désormais surnommé 'Igné', est élevé aux dignités d'évêque et de cardinal.
Dès que le Saint-Père eut appris cet événement, il déposa l'accusé comme étant convaincu. Le moine Pierre, qui fut surnommé Igné Pierre, qui fut surnommé Igné Le moine Pierre, qui fut surnommé Igné, parvint à de grands honneurs. , parvint à de grands honneurs : il fut évêque et cardinal. »
Sources du récit
Le texte s'appuie sur les travaux de l'historien protestant Voigt, traduits par l'abbé Jager.
Nous empruntons ce récit à l'Histoire de Grégoire VII, du protestant Voigt Voigt Nous empruntons ce récit à l'Histoire de Grégoire VII, du protestant Voigt. , traduction de M. l'abbé Jager M. l'abbé Jager traduction de M. l'abbé Jager. .
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Entrée au monastère de Vallombreuse
- Accusation de simonie contre l'archevêque de Florence en 1063
- Épreuve du feu victorieuse près du couvent de Saint-Sauveur
- Élévation aux dignités d'évêque et de cardinal
Miracles
- Traversée des flammes d'un bûcher sans être atteint ni brûlé