27 decembre 5ᵉ siècle

Sainte Nicarête (Nicérate) de Nicomédie

Vierge

Fête
27 decembre
Décès
vers l'an 440 (naturelle)
Catégories
vierge
Époque
5ᵉ siècle

Issue d'une illustre famille de Nicomédie, Nicarête se consacra à Dieu et aux pauvres à Constantinople, utilisant ses connaissances en médecine pour soigner les déshérités. Fidèle à saint Jean Chrysostome, elle choisit l'exil plutôt que de se soumettre à l'usurpateur Arsace. Elle mourut dans la piété vers 440 après une vie marquée par une profonde humilité.

Lecture guidée

5 sections de lecture

SAINTE NICARÊTE OU NICÉRATE DE NICOMÉDIE, VIERGE

Vie 01 / 05

Origines et vocation à la charité

Issue d'une illustre famille de Nicomédie, Nicarête s'installe à Constantinople pour se consacrer à la virginité et au soin des pauvres par la médecine.

Nicarête ou Nicérate Nicarête ou Nicérate Nicarête ou Nicérate, dont le nom signifie Victoire de la vertu, était de l'une des plus illustres familles de Nicomédie. , dont le nom signifie *Victoire de la vertu*, était de l'une des plus illustres familles de Nicomédie Nicomédie était de l'une des plus illustres familles de Nicomédie, dans la Bithynie. , dans la Bithynie. Elle fut élevée avec un grand soin dans les maximes et les sentiments d'une piété solide et la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Ses qualités distinctives furent une humilité profonde et une admirable modestie. On ne sait quand ni à quelle occasion cette humble vierge quitta sa ville natale ; il est seulement certain qu'elle sortit de Nicomédie et vint habiter Constantinople Constantinople il est seulement certain qu'elle sortit de Nicomédie et vint habiter Constantinople. , où elle fit profession de vivre le reste de ses jours au service de Dieu et du prochain, dans une virginité perpétuelle, employant toutes les richesses de son ample patrimoine en œuvres de charité. Elle se mit à étudier la propriété des plantes médicinales, à en préparer des remèdes pour les pauvres malades, guérissant bien souvent ceux que les médecins n'avaient pu soulager, et faisant des cures qui semblaient miraculeuses, et l'étaient parfois réellement.

Vie 02 / 05

Humilité et refus des honneurs

Malgré les demandes de saint Jean Chrysostome, elle refuse de devenir diaconesse ou de diriger les vierges, préférant une vie cachée en Dieu.

Nicarête vivait à Constantinople, dans une retraite profonde, ayant grand soin de cacher ses bonnes œuvres, pour ne pas s'exposer à en perdre le fruit : les applaudissements des hommes renferment en effet un poison qui peut tout corrompre, en inspirant une vaine complaisance en soi-même et en ses actions. Elle ne voulut jamais consentir, malgré les instances de saint Jean Chrysostome saint Jean Chrysostome Elle ne voulut jamais consentir, malgré les instances de saint Jean Chrysostome, son évêque, à se laisser élever au rang de diaconesse. , son évêque, à se laisser élever au rang de diaconesse. Jamais non plus il ne put la décider à se charger de la conduite des vierges de Constantinople, qui vivaient sans être enfermées en des monastères, seules ou au sein de leur famille. Tout son bonheur était de demeurer inconnue et de mener une vie cachée en Dieu.

Vie 03 / 05

Fidélité et persécution

Fidèle à son évêque exilé, elle refuse de reconnaître l'autorité de l'intrus Arsace et subit les persécutions frappant les partisans de Chrysostome.

Cependant une si rare vertu ne put rester ignorée du monde ; un mérite si éclatant lui attira des envieux et des ennemis, et la servante du Seigneur dut être éprouvée par le feu des tribulations. Étant demeurée inviolablement fidèle à son grand et saint évêque, en qui elle vénérait le Sauveur, unique objet de son attachement, sur la terre et dans le ciel, la charitable vierge la charitable vierge la charitable vierge mérita d'avoir part aux persécutions qu'on suscita si malignement à cet illustre docteur de l'Église. mérita d'avoir part aux persécutions qu'on suscita si malignement à cet illustre docteur de l'Église. Après qu'on l'eut chassé de son siège, en l'an 464, on voulut forcer Nicarête et beaucoup d'autres vierges, sainte Olympiade sainte Olympiade on voulut forcer Nicarête et beaucoup d'autres vierges, sainte Olympiade et beaucoup d'autres pieuses veuves, à reconnaître l'autorité de l'intrus Arsace. et beaucoup d'autres pieuses veuves, à reconnaître l'autorité de l'intrus Arsace l'intrus Arsace on voulut forcer Nicarête [...] à reconnaître l'autorité de l'intrus Arsace. . Aucune d'elles n'en voulut rien faire.

Vie 04 / 05

Exil et fin de vie

Elle choisit l'exil volontaire et la pauvreté, continuant ses œuvres de charité jusqu'à sa mort vers l'an 440 dans un lieu resté secret.

Un bon nombre de ces femmes courageuses, pour qui la conscience passe avant tout, au lieu de se voir sans cesse exposées à toute espèce d'insultes, aimèrent mieux sortir de Constantinople, et se condamner à un bannissement volontaire. Nicarête prit ce parti : joignant un grand courage, un parfait désintéressement à sa merveilleuse humilité, sans se plaindre de l'odieuse injustice qui l'avait dépouillée de la plus belle partie de ses biens, elle courut à l'exil. Par son économie, et surtout par ses abstinences, le peu qu'on lui avait laissé comme rigoureusement nécessaire lui suffit non-seulement pour vivre, mais encore pour faire des libéralités et des aumônes.

Cette sainte fille passa le reste de ses jours dans l'exercice continuel des vertus, sans jamais se départir de sa première ferveur, jusqu'à une vénérable vieillesse, profitant à plusieurs par ses bons exemples, ses sages avis, ses pieuses libéralités. Le Seigneur, voulut la récompenser de tant de persévérance, daigna la retirer de ce monde pour la placer en compagnie de ses vierges dans le ciel, le 27 du mois de décembre, vers l'an 440. On ignore quelle contrée fut témoin de ses derniers moments, et en quel lieu ses dépouilles mortelles furent déposées : Dieu, qui en a gardé le secret, saura les retrouver au jour de ses justices.

Source 05 / 05

Source

Mention de l'auteur de la notice, l'abbé Chapin.

M. l'abbé Chapin M. l'abbé Chapin M. l'abbé Chapin, curé de Vitel. , curé de Vitel Vitel M. l'abbé Chapin, curé de Vitel. .

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.