Abbé en Touraine au VIe siècle, Saint Senoch vécut une vie d'austérité extrême, portant des chaînes et se consacrant à l'oraison. Ami de Saint Grégoire de Tours, il se distingua par sa charité envers les pauvres, rachetant des esclaves et construisant des ponts. Il mourut en 579 après avoir manifesté un profond repentir pour un mouvement de vanité passager.
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SAINT SENOCH OU SENOU DE TIFFAUGES,
ABBÉ EN TOURAINE
Vie ascétique et rachat des esclaves
Senoch mène une vie de grande austérité, enchaîné dans sa cellule, et consacre les dons des fidèles au soulagement des pauvres et au rachat d'esclaves.
pieds nus et portait autour du cou, des pieds et des mains, de lourdes chaînes de fer. Voulant mener une vie plus solitaire encore, il se priva de la vue de ses frères et s'enferma dans sa cellule, où il passait les jours et les nuits dans des veilles et des oraisons continuelles. Bientôt le parfum de sa sainteté se répandit au loin, et une multitude de fidèles vinrent lui demander des conseils ou des consolations. Ils lui portaient fréquemment de l'argent ; mais le Saint le Saint le Saint, se rappelant souvent cet oracle de la bouche de Notre-Seigneur , se rappelant souvent cet oracle de la bouche de Notre-Seigneur : « Ne vous amassez point de trésors sur la terre, parce que là où est votre trésor, là est aussi votre cœur », remettait tous ces dons de la charité entre les mains des indigents. On dit que pendant sa vie il racheta, avec l'argent provenant de ces offrandes des fidèles, un grand nombre d'esclaves.
Direction spirituelle de Grégoire de Tours
Après un accès de vanité lors d'une visite à ses parents, Senoch accepte les reproches de l'évêque Grégoire de Tours et modifie son mode de vie solitaire.
Saint Grégoire de Tours nous apprend que lorsqu'il vint prendre possession du siège épiscopal de cette ville, Senoch Senoch Senoch quitta sa cellule et se rendit à Tours pour le voir quitta sa cellule et se rendit à Tours pour le voir ; puis, après l'avoir salué et lui avoir donné le baiser de paix, il retourna aussitôt dans le lieu de sa retraite. Cependant il y eut un moment de faiblesse dans cette vie si admirable. Ayant cédé à la pensée de revoir ses parents dans le pays de sa naissance, la vanité s'empara de cette âme jusque-là si détachée d'elle-même, si désireuse de l'oubli des hommes, et il rapporta de cette visite une fierté arrogante qui n'échappa point à l'œil vigilant de saint Grégoire de Tours. Après une sévère réprimande de sa part, Senoch accepta avec humilité et reconnaissance les reproches et les conseils de son évêque, et s'écria : « Je reconnais maintenant la vérité des paroles sorties de la bouche sacrée de l'Apôtre : Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur ». Pour montrer la sincérité de son repentir, il consentit à ne plus se séquestrer de la société des hommes, si ce n'est depuis la Saint-Martin Saint-Martin ne plus se séquestrer de la société des hommes, si ce n'est depuis la Saint-Martin jusqu'à Noël jusqu'à Noël, et depuis la Septuagésime jusqu'à Pâques.
Thaumaturgie et bienfaisance
Le saint opère de nombreuses guérisons par le signe de la croix et s'investit dans des travaux d'utilité publique comme la construction de ponts.
Comme le Seigneur opérait par son entremise beaucoup de guérisons miraculeuses, les pèlerins vinrent en foule à sa cellule. Saint Grégoire de Tours raconte plusieurs des nombreux miracles opérés par le serviteur de Dieu, au moyen du signe de la croix. Des aveugles, des boiteux, des enfants perclus de tous leurs membres, ou contrefaits, des corps enflés à la suite de la morsure de quelques reptiles, des démoniaques, obtinrent de lui leur guérison. Pour ceux qu'il guérissait et qui étaient pauvres, il leur donnait avec grande joie la nourriture et le vêtement, et pourvoyait à tous leurs besoins, après s'être informé avec une sollicitude toute paternelle de leurs moyens de vivre, de leurs ressources présentes, de leurs projets et de leurs espérances pour l'avenir. Il avait tant de soin et de prévoyance pour les nécessiteux, qu'il prenait la peine de leur construire des ponts pour passer les rivières, de peur que quelqu'un n'eût à déplorer un de ces malheurs qui n'arrivent que trop souvent par la crue des eaux.
Trépas et obsèques
Senoch meurt le 24 octobre 579 dans les bras de Grégoire de Tours, entouré par la foule de ceux qu'il a secourus.
Après une vie illustrée par tant de merveilles, saint Senoch fut saisi d'une fièvre qui le retint trois jours au lit, et l'avertit que sa dernière heure approchait. Saint Grégoire de Tours Saint Grégoire de Tours Saint Grégoire de Tours, informé par ses disciples de son état, se rendit en toute hâte auprès de lui , informé par ses disciples de son état, se rendit en toute hâte auprès de lui ; mais une heure après son arrivée, il le vit expirer entre ses bras. C'était le 24 octobre 579.
Le corps du saint abbé fut déposé dans le sépulcre qui lui avait été préparé. Une foule innombrable, composée de tous ceux qu'il avait rachetés de l'esclavage, ou délivrés de leurs dettes, qu'il avait rendus à la santé, ou vêtus et nourris dans leur misère, assistèrent à ses funérailles. Saint Grégoire de Tours étant venu, trente jours après ses obsèques auxquelles
Culte et représentations
Son culte se développe à Tours et en Bretagne suite à des miracles posthumes ; il est traditionnellement représenté avec une chaîne au cou.
VIES DES SAINTS. — TOME XII. 37 il avait présidé, offrir le saint sacrifice sur sa tombe, selon la coutume des premiers siècles, un homme tout contrefait recouvra l'usage de ses membres. De nombreux prodiges ayant été opérés sur son tombeau, on ne tarda pas à lui rendre un culte public. Dans le diocèse de Tours diocèse de Tours Dans le diocèse de Tours, et jusque dans la Bretagne, sa fête était célébrée , et jusque dans la Bretagne la Bretagne Dans le diocèse de Tours, et jusque dans la Bretagne, sa fête était célébrée , sa fête était célébrée avec une grande dévotion le 24 octobre.
On le représente une grosse chaîne au cou, et priant.
Sources documentaires
La vie du saint est principalement documentée par Grégoire de Tours et des ouvrages hagiographiques régionaux plus récents.
Tiré de la Vie du Saint, écrite par saint Grégoire, évêque de Tours. — Cf. Vies des saints personnages de l'Anjou, par le R. P. Duc R. P. Duc Vies des saints personnages de l'Anjou, par le R. P. Duc , Chamard Chamard Vies des saints personnages de l'Anjou, par le R. P. Duc, Chamard ; et Annales hagiologiques de la France Annales hagiologiques de la France Cf. Vies des saints personnages de l'Anjou... et Annales hagiologiques de la France. .
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Vie de solitude et d'austérité avec port de chaînes de fer
- Rachat de nombreux esclaves avec les dons des fidèles
- Visite à Saint Grégoire de Tours lors de son accession au siège épiscopal
- Épisode de vanité lors d'une visite à ses parents suivi d'un repentir public
- Construction de ponts pour les nécessiteux
- Mort entre les bras de Saint Grégoire de Tours
Miracles
- Guérison d'aveugles et de boiteux par le signe de la croix
- Guérison de corps enflés par des morsures de reptiles
- Délivrance de démoniaques
- Guérison d'un homme contrefait sur son tombeau trente jours après ses obsèques
Citations
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Je reconnais maintenant la vérité des paroles sorties de la bouche sacrée de l'Apôtre : Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur
Texte cité par l'auteur