11 septembre 7ᵉ siècle

Saint Adelphe de Remiremont

Abbé de Remiremont

Fête
11 septembre
Décès
11 septembre, vers 670 (naturelle)
Catégories
abbé , confesseur
Époque
7ᵉ siècle
Lieux associés
Austrasie , Metz (FR)

Petit-fils de saint Romaric, Adelphe fut formé par saint Arnoult de Metz avant de devenir abbé du double monastère de Remiremont au VIIe siècle. Reconnu pour son austérité extrême et sa grande humilité, il dirigea la communauté pendant dix-sept ans. Il mourut à Luxeuil vers 670 après s'y être rendu pour une ultime confession.

Lecture guidée

4 sections de lecture

SAINT ADELPHE, ABBÉ DE REMIREMONT,

Vie 01 / 04

Jeunesse et formation

Petit-fils de saint Romaric, Adelphe est formé aux vertus chrétiennes et aux lettres par saint Arnoult de Metz avant de rejoindre le monastère de Remiremont.

Saint Adelphe Saint Adelphe Saint Adelphe était petit-fils de saint Romaric d'Austrasie était petit-fils de saint Romaric saint Romaric Saint Adelphe était petit-fils de saint Romaric d'Austrasie d'Austrasie et filleul de saint Amé de Grenoble saint Amé de Grenoble filleul de saint Amé de Grenoble , tous deux abbés du monastère double de Remiremont (Auendi Castrum, Romarici monz), sur la rive gauche de la Moselle, au diocèse de Saint-Dié. Dès qu'il fut en âge, Romaric l'envoya à saint Arnoult de Metz saint Arnoult de Metz Romaric l'envoya à saint Arnoult de Metz ; c'est sous la direction de cet illustre prélat qu'Adelphe s'exerça à la pratique de toutes les vertus chrétiennes et aux premiers éléments des lettres. Les historiens vantent la douce sérénité qui brillait sur son visage et était comme le relief de la pureté de son âme, la beauté de ses traits, la douceur de sa parole, et surtout sa fervente piété et cet esprit de détachement qui lui faisait chercher en Dieu seul son trésor et son appui. Ayant quitté la discipline de saint Arnoult, il vint sous celle de son aïeul, qui gouvernait le monastère de Remiremont, et se livra sous ses yeux aux exercices de la plus austère pénitence, s'efforçant de mater continuellement sa chair par les jeûnes et les veilles. Du reste, charitable, désintéressé, modeste, il était toujours prêt à obéir au plus humble de ses frères. Aussi, ce fut moins par un sentiment de tendresse paternelle que par conviction et par désir du bien, que Romaric le désigna pour son successeur dans la direction des deux monastères. Adelphe ne se montra point au-dessous d'un choix si honorable. En même temps que sa main, aussi ferme qu'habile, maintenait l'œuvre de ses prédécesseurs, il s'attachait à croître chaque jour en ferveur, en mortification, en esprit de renoncement. La composition était devenue son pain, et les larmes sa boisson. Il ne mangeait qu'une fois le jour, après le coucher du soleil, et encore se borna-t-il à ce qui était strictement nécessaire pour soutenir sa vie. Sa sœur Gébétrode Gébétrode Sa sœur Gébétrode rivalisait avec lui de zèle rivalisait avec lui de zèle pour le service de Dieu et du prochain.

Vie 02 / 04

Gouvernance de Remiremont

Succédant à son aïeul Romaric, Adelphe dirige le double monastère avec une rigueur ascétique extrême, soutenu par sa sœur Gébétrode.

Saint Adelphe édifia pendant dix-sept ans la solitude de Remiremont. Sa coutume était de se retirer souvent dans des lieux plus déserts, pour y prier et pleurer en liberté. Plus il avançait dans la vertu, plus il se jugeait indigne du pardon de ses fautes: exemple bien propre à confondre notre tiédeur, surtout si nous considérons que ce Saint avait probablement conservé sa robe d'innocence. Le Seigneur, comme pour exaucer ses vœux, vint bientôt le visiter par la maladie. Il est vraisemblable que l'excès de ses austérités contribua pour beaucoup à ces douleurs et à cet affaiblissement extrême, qui faisaient craindre à chaque instant pour ses jours. L'ineffable bonté de Dieu daigna permettre, comme il arrive souvent, que les infirmités du corps effaçassent chez lui les taches intérieures; et, au milieu de ses vives et accablantes douleurs, il demandait avec des gémissements et des torrents de larmes qu'elles servissent de remède à son âme. Un jour que ses souffrances semblaient parvenues au plus haut point, il appela un prêtre, et, se prosternant le front contre terre, il lui fit la confession de toutes les fautes que sa conscience pouvait lui reprocher, le priant de lui infliger une pénitence proportionnée. Ayant ensuite convoqué les religieux et les religieuses, il leur dit: « Frères bien-aimés et très-pieuses sœurs, je dois prendre congé de vous et aller vers nos frères de Luxeuil Luxeuil aller vers nos frères de Luxeuil ; car je veux aussi leur faire ma confession, et je ne doute pas que leurs prêtres ne m'obtiennent la rémission de mes péchés ». Il se démit de sa charge sur Garichramme et partit pour Luxeuil, où il mourut bientôt après, le 11 septembre, vers 670. Son corps fut depuis transféré dans son abbaye: saint Adelphe fut canonisé en 1051 par Léon IX Léon IX saint Adelphe fut canonisé en 1051 par Léon IX .

Vie 03 / 04

Derniers jours et mort à Luxeuil

Affaibli par ses austérités, Adelphe se démet de sa charge et se rend à Luxeuil pour une ultime confession avant d'y mourir vers 670.

Extrait de la Vie des Saints de Franche-Comté, et complété avec l'Histoire du diocèse de Nancy, par M. l'abbé Guillaume.

Culte 04 / 04

Culte et postérité

Le corps du saint est transféré à Remiremont et il est officiellement canonisé par le pape Léon IX en 1051.

Saint Adelphe édifia pendant dix-sept ans la solitude de Remiremont. Sa coutume était de se retirer souvent dans des lieux plus déserts, pour y prier et pleurer en liberté. Plus il avançait dans la vertu, plus il se jugeait indigne du pardon de ses fautes: exemple bien propre à confondre notre tiédeur, surtout si nous considérons que ce Saint avait probablement conservé sa robe d'innocence. Le Seigneur, comme pour exaucer ses vœux, vint bientôt le visiter par la maladie. Il est vraisemblable que l'excès de ses austérités contribua pour beaucoup à ces douleurs et à cet affaiblissement extrême, qui faisaient craindre à chaque instant pour ses jours. L'ineffable bonté de Dieu daigna permettre, comme il arrive souvent, que les infirmités du corps effaçassent chez lui les taches intérieures; et, au milieu de ses vives et accablantes douleurs, il demandait avec des gémissements et des torrents de larmes qu'elles servissent de remède à son âme. Un jour que ses souffrances semblaient parvenues au plus haut point, il appela un prêtre, et, se prosternant le front contre terre, il lui fit la confession de toutes les fautes que sa conscience pouvait lui reprocher, le priant de lui infliger une pénitence proportionnée. Ayant ensuite convoqué les religieux et les religieuses, il leur dit: « Frères bien-aimés et très-pieuses sœurs, je dois prendre congé de vous et aller vers nos frères de Luxeuil; car je veux aussi leur faire ma confession, et je ne doute pas que leurs prêtres ne m'obtiennent la rémission de mes péchés ». Il se démit de sa charge sur Garichramme et partit pour Luxeuil, où il mourut bientôt après, le 11 septembre, vers 670. Son corps fut depuis transféré dans son abbaye: saint Adelphe fut canonisé en 1051 par Léon IX.

Extrait de la Vie des Saints de Franche-Comté, et complété avec l'Histoire du diocèse de Nancy, par M. l'abbé Guillaume.

Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Éducation sous saint Arnoult de Metz
  2. Entrée au monastère de Remiremont sous la direction de son aïeul Romaric
  3. Désignation comme successeur de Romaric à la tête des deux monastères
  4. Gouvernance de la solitude de Remiremont pendant dix-sept ans
  5. Démission de sa charge en faveur de Garichramme
  6. Voyage final à Luxeuil pour confession et mort
  7. Canonisation en 1051 par Léon IX

Citations

  • Frères bien-aimés et très-pieuses sœurs, je dois prendre congé de vous et aller vers nos frères de Luxeuil; car je veux aussi leur faire ma confession, et je ne doute pas que leurs prêtres ne m'obtiennent la rémission de mes péchés Paroles rapportées lors de son départ pour Luxeuil

Entités importantes

Classées par pertinence dans le texte